Résumé

Arthur Bordier La colonisation scientifique et les colonies françaises (1884)

Je vois là la véritable image d'un mode de reproduction très usité dans la haute culture végétale, la greffe. En quoi consiste la greffe, qui est en réalité un mode rapide, pratique et savant de reproduction? Il existe un individu sain, robuste, plein de sève, qui ne demande qu'à croître, qu'à pousser, qu'à fructifier, mais cet individu est un sauvage ou, pour employer le terme technique, un sauvageon ; il existe à côté un individu vieux, épuisé, depuis longtemps domestiqué, cultivé, civilisé, dont on connaît la personnalité supérieure de parfum, d'aptitude, de nature.
Source : Gallica

Arthur Bordier La colonisation scientifique et les colonies françaises (1884)

Élevons-nous plus haut que la conception de la série des citoyens qui composent un pays; considérons ce pays tout entier comme un seul individu : lorsque la colonie se sera émancipée par une évolution fatale, ne sera-ce pas une satisfaction pour le pays d'avoir fondé un état libre et industrieux? Il n'y a pas deux manières de comprendre le devoir, une pour les peuples, une pour les individus, et, comme l'a dit un orateur contemporain, « le devoir d'un pays c'est d'être honnête homme. »
Source : Gallica

Arthur Bordier La colonisation scientifique et les colonies françaises (1884)

Dans l'Inde une contrée fait exception au sombre tableau que j'ai tracé plus haut, c'est le plateau du Dekkan, dont les terrasses superposées et rafraîchies par les brises de deux mers jouissent de tous les avantages des régions chaudes sans en avoir les dangers. A côté du cocotier, du manglier, du cannelier se trouvent le pin, le riz, les céréales d'Europe, nos arbres fruitiers et les prairies de la Normandie. Aussi est-ce au sein de sa population non amollie par le climat que la civilisation indoue a pris naissance.
Source : Gallica

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