La France coloniale. Algérie, Tunisie… (1886)
“ Ce nuage vient du sud, et il s'avance lentement vers le nord. Et les cris de détresse partant des terrasses, des rues, des jardins, s'unissent en une clameur qui n'a plus rien d'humain. Des foules d'hommes, de femmes, d'enfants, sortant de la ville, se précipitent dans l'oasis, armés de marmites, de vieilles casseroles, de morceaux de cuirs secs. Bientôt de tous côtés, c'est un vacarme indescriptible, un infernal charivari; aux cris de la multitude se mêle le fracas de tous ces instruments improvisés, sur lesquels on frappe à tour de bras. ”
