Atlas colonial illustré... (1903)
“ De juin à octobre, les pluies torrentielles amenées par la mousson du sud-est, et aussi la fonte des neiges sur le grand plateau du Thibet, transforment le Mé-Kong en une formidable coulée. Ses eaux jaunes et bourbeuses, dont le lit entre des parois à pic s’étrangle parfois jusqu’à n’avoir que 100 ou même 80 mètres, mais avec une profondeur de 55 à 60 mètres, dévalent en masse par une succession de rapides, couvrent rochers et bancs de sable, se précipitent en volutes par delà le bourrelet de ses rives et inondent les plaines jusqu’aux lointaines forêts. ”
