Maurice Wahl, La France aux colonies (1896)
“ On peut dire de la Cochinchine qu'elle est un présent du Mékong. Ce sont les apports du fleuve qui ont constitué son sol et qui l'agrandissent tous les jours en faisant reculer la mer ; ce sont ses débordements qui la fécondent en la couvrant d'un limon non moins riche que celui du Nil. C'est le fleuve encore qui lui donne, avec les branches de son delta, le lacis compliqué de ses canaux naturels et de ses arroyos, le va-etvient de ses eaux qui descendent avec le courant ou remontent avec la marée, un admirable réseau de chemins qui marchent, une grande route déjà praticable jusqu'au Laos. ”
