Maurice Wahl

Résumé

Maurice Wahl La France aux colonies (1896)

On peut dire de la Cochinchine qu'elle est un présent du Mékong. Ce sont les apports du fleuve qui ont constitué son sol et qui l'agrandissent tous les jours en faisant reculer la mer ; ce sont ses débordements qui la fécondent en la couvrant d'un limon non moins riche que celui du Nil. C'est le fleuve encore qui lui donne, avec les branches de son delta, le lacis compliqué de ses canaux naturels et de ses arroyos, le va-etvient de ses eaux qui descendent avec le courant ou remontent avec la marée, un admirable réseau de chemins qui marchent, une grande route déjà praticable jusqu'au Laos.
Source : Gallica

Maurice Wahl La France aux colonies (1896)

A côté du Cambodge et de l'Annam, qui s'ébranlent à peine, il y a donc aux deux extrémités de l'Indo-Chine française, en Cochinchine et au Tonkin, ici avec la prédominance de l'action administrative, là-bas avec l'élan spontané de la colonisation libre, un mouvement de progrès, une marche en avant. Nos soldats et nos marins n'ont pas combattu pour une gloire stérile ; l'oeuvre de patriotisme et de civilisation à laquelle se sont dévouées tant de nobles existences est en voie de s'accomplir.
Source : Gallica

Maurice Wahl La France aux colonies (1896)

Le Sénégal touche au Sahara au nord, à l'Atlantique à l'ouest, à la Guinée au sud, au Soudan à l'est et au sud-est. Ce n'est plus le désert avec ses étendues arides faites pour le parcours et la vie nomade ; ce n'est pas encore l'Afrique tropicale aux exubérantes végétations ; l'air est plus sec, le sol plus maigre, les arbres, roniers, gonakés, fromagers, baobabs, ne se montrent guère en peuplements serrés, on rencontre la brousse plus souvent que la forêt ; mais les cultures verdissent autour des villages, les récoltes de mil, de maïs, d'arachides nourrissent des populations sédentaires.
Source : Gallica

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