Niger

Définition et enjeux

Émile Baillaud,  Sur les routes du Soudan (1902)

“ Le Niger est aussi beau qu’on puisse le rêver. Une sensation, analogue à celle qu’on éprouve en mer, vous remplit tout entier ; et cependant elle ne vient pas seulement de l’immensité du fleuve. Il semble que, comme sur mer, il n’y ait rien de défini autour de nous. Les eaux ont cette couleur bleue, que leur donne La profondeur du ciel, et, parfois, elles semblent se perdre dans l’horizon. Mais il y a aussi les teintes éclatantes de la rive, les larges bancs de sable rouge, la ligne noire des arbres qui se profilent à l’infini. ”
Source : Gallica

Nouvelles parisiennes (1843)

“ Le Niger 1 c'était déjà une première récompense à tous les maux qu'il avait endurés : le Niger, dont le cours fabuleux est un problème pour la science ! le Niger, cette immense masse d'eau qui près de sa source a déjà trois fois la largeur de la Seine, et qui, dit-on, après un parcours de plusieurs milliers de lieues, se perd et s'évapore dans les sables du désert, ou bien roule ses ondes dans les ondes aussi mystérieuses du Nil, ou bien enfin va déverser ses flots dans le golfe dé Guinée ; le Niger ! qui a servi de tombeau à tous ceux qui ont voulu interroger ses destinées! le Niger ! ”
Source : Gallica

Édouard Guillaumet,  Tableaux soudanais (1899)

“ Le Niger endormi déroule ses flots calmes Sous l'Océan vermeil du ciel incandescent, Et la brise sans bruit fait s'incliner les palmes Vers la rive au reflet vague et phosphorescent.
La terre se repose après l'effort immense
Que le jour la força de donner au soleil,
Car elle est lasse enfin ; puisqu'elle recommende Chaque matin, après l'éphémère sommeil.
Son dur labeur de mère aux étreintes sans trêve Du maître insatiable en sa soif de baisers
L'épuise, et c'est en vain que la nuit elle rêve D'aurores sans amour, de désirs apaisés.
”
Source : Gallica

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