Émile Baillaud, Sur les routes du Soudan (1902)
“ Le Niger est aussi beau qu’on puisse le rêver. Une sensation, analogue à celle qu’on éprouve en mer, vous remplit tout entier ; et cependant elle ne vient pas seulement de l’immensité du fleuve. Il semble que, comme sur mer, il n’y ait rien de défini autour de nous. Les eaux ont cette couleur bleue, que leur donne La profondeur du ciel, et, parfois, elles semblent se perdre dans l’horizon. Mais il y a aussi les teintes éclatantes de la rive, les larges bancs de sable rouge, la ligne noire des arbres qui se profilent à l’infini. ”
