Eugène Lenfant,
Le Niger, voie ouverte à notre empire africain…
(1905)
“ Depuis le sommet du rapide d'Ourou jusqu'à Tiégou et Léaba, le fleuve décrit un S à larges courbures. La pente de ce grand obstacle est perceptible à l'oeil nu, et donne l'impression d'une route qui monte. Tout à fait en haut du rapide, le Niger longe une montagne de 100 mètres d'altitude qui se trouve sur la rive gauche et se divise en deux bras. Le spectacle de ce rapide est saisissant : l'eau, projetée par les aiguilles, forme des volutes d'écume qui jaillissent à 1 ou 2 mètres de hauteur; il est impossible de se faire entendre, tellement le vacarme est assourdissant. ”
