Edouard Dupouy, Les chasses du Soudan (1894)
“ En l'air, dans les branches et sur le sol, des points lumineux dus à la phosphorescence des vers de terre et des jeunes cigales. Mes hommes dormaient, les animaux aussi. Seul, assis sur le bord de ma tente, j'aspirais à pleins poumons la fraîcheur de cette nuit du désert et l'air parfumé de ces odeurs âcres, sinon suaves, que laisse exhaler la nature aux approches de l'hivernage. Tout à coup, vers les montagnes de la rive opposée, le rugissement du lion se fait entendre, lointain d'abord, se rapprochant ensuite. Un grand silence se fait aussitôt. ”
