Kankan

Définition et enjeux

Portrait de Lucie Cousturier Lucie Cousturier,  Mes inconnus chez eux. Mon amie Fatou… (1925)

“ Toutefois, la foule, à Kankan, au lieu d'être noire, est tout à fait blanche, aux visages près. Elle est d'aspect aussi plus aristocratique en méprisant la hâte affairée où modeste bien portée chez nous. Les femmes de Kankan que je vois, ne semblent pas penser qu'elles sont dans la rue, mais qu'elles sont chez elles aussi royalement que les astres au ciel. Beaucoup s'avancent, lentes, tout à fait engainées dans des étoffes ; d'autres, par-dessus des casaquins blancs, laissent flotter librement leurs bras hoirs, moirés, souples, ainsi que des écharpes nouées à leur cou. ”
Source : Gallica

Portrait de René Caillié René Caillié,  Le Voyage de René Caillié à Tombouctou et à travers l'Afrique… (1932)

“ Mais autant les gens du Kankan sont propres, autant ceux-ci sont sales : ils ne lavent jamais leurs vêtements et beurrent leurs cheveux tressés. Ils portent des colliers de verroterie et des bracelets de fer aux bras et aux jambes et ils ont l’habitude de se faire des incisions au visage et de se limer les dents. Quant à leurs femmes, qui n’ont d’autre vêtement qu’un petit pagne autour des reins, elles mettent toujours le genou en terre pour présenter quoi que
ce soit à leurs seigneurs et maîtres, mais, si du moins elles ne fument pas comme eux, elles prisent plus que de raison.
”
Source : Gallica

Portrait de Conrad Malte-Brun Conrad Malte-Brun,  Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde… (1858)

“ Le Kankan est occupé par un peuple mahométan, riche de son commerce. Kankan, sa capitale, sur le bord du Milo, jolie rivière qui prend sa source dans le pays de Kissi, et qui se jette dans le Dhioliba, passe pour avoir G,000 habitants. Cette ville est entourée d'une belle haie vive, qui la défend mieux qu'un mur en terre. On y entre par deux portes, et elle est située dans une grande plaine de sable gris extrêmement fertile. On y trouve deux mosquées construites en terre, l'une pour les hommes et l'autre pour les femmes. Le Kankan nourrit un grand nombre de bestiaux et quelques beaux chevaux. ”
Source : Gallica

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