Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Cette purification est si déshonorante pour l’homme, qu’il n’y a que des étrangers qui veuillent s’en charger. Une veuve risquait autrefois de l’être toute sa vie ; mais depuis qu’il y a des Cosaques au Kamtchatka, les veuves trouvent à se faire absoudre du crime des secondes noces. On se purifie en ce pays-là comme on se souille en d’autres. Rien n’est plus libre au Kamtchatka que les lois du mariage. Toute union d’un sexe à l’autre est permise, si ce n’est entre le père et sa fille, entre le fils et sa mère. Un homme peut épouser plusieurs femmes, et les quitter. ”
