Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Les Samoyèdes ont dans leur morale des singularités aussi grandes qu’en physique : ils ne rendent aucun culte à l’Être suprême ; ils approchent du manichéisme, ou plutôt de l’ancienne religion des mages, en ce seul point qu’ils reconnaissent un bon et un mauvais principe. Le climat horrible qu’ils habitent semble en quelque manière excuser cette créance si ancienne chez tant de peuples, et si naturelle aux ignorants et aux infortunés. On n’entend parler chez eux ni de larcins ni de meurtres : étant presque sans passions, ils sont sans injustice. ”
