Constant Améro, Aventures de trois fugitifs : la vie en Sibérie (1881)
“ C'était d'ailleurs la saison où les rennes se dépouillent de la peau velue qui garnit leur bois, et de longs lambeaux sanglants pendaient aux andouillers. Rappelons que la tète du renne ressemble beaucoup à celle de la jeune vache; mais le corps est plus mince, les jambes plus fines. Leur large pied facilite la course sur la neige. Sans les rennes, les peuplades de l'extrême Nord ne pourraient pas subsister. Il est pour eux ce que le cheval et le bœuf sont pour nous, ce que le chameau et les chèvres sont pour l'Arabe du désert. Le renne sert à la fois de bête de somme et de bête nourricière ”
