Léonie d’Aunet,
Voyage d’une femme au Spitzberg
“ Kengis marquera dans mon souvenir par ses admirables paysages ; le lendemain de cette belle nuit, que j’ai essayé de vous décrire, quand nous arrivâmes au bord de la Torneä pour nous embarquer, l’aurore couronnait d’une teinte rosée le sommet des sapins de la forêt ; bientôt le soleil se leva derrière les arbres, de l’autre côté du fleuve, en montant dans l’azur, son disque éclatant se doubla en se reflétant dans l’eau ; le tapis de neige des berges, les petits glaçons de la rive se teignirent de pourpre et d’or : on eût dit des pierres précieuses entourant un miroir d’argent. ”
