Léonie d’Aunet,
Voyage d’une femme au Spitzberg
“ Au-dessus des rochers, la colline était tantôt abrupte et aride, tantôt boisée de bouleaux et de pins, partout agreste et inculte. Ce qui saisissait l’âme de ce paysage, c’était sa grâce sévère, son calme suprême et indicible : la main de l’homme n’avait passé là nulle part, et, on le sentait, les rochers n’avaient jamais été gravis, la prairie n’avait jamais été fauchée, les arbres tombaient de vétusté les uns sur les autres : pas de barques au bas du lac, pas de sentier dans l’herbe, pas de fumée à Maison du guide Mathisen. ”

