Théophile Calas, Au Cap Nord (aller et retour).… (1892)
“ L'oeil est lassé de contempler tous ces chefs-d'oeuvre qu'il y en a encore, qu'il y en a toujours. Devant un amphithéâtre renommé pour ses échos, l'Olaf Kyrre lâche sa bordée de coups de canon, alors c'est un tonnerre, un choc de grandes voix sourdes se répondant l'une à l'autre, et qui finissent par mourir dans les espaces vides du plateau désert, au-dessus des neiges, à perte d'ouïe. Un aigle raye le ciel de son vol large et silencieux, sans prendre aucun émoi de notre gros navire. A notre droite la côte orientale, moins haute et plus déclive, resplendit sous les nuages. ”
