Jules Leclercq, Voyages dans le Nord de l'Europe… (1888)
“ Nul pays n'a subi d'aussi épouvantables convulsions. La scène prend un caractère moins sauvage à mesure qu'on approche de Bergen. Chaque détour du fjord nous ménage une nouvelle surprise. Tantôt de vertes collines descendent en pente douce jusqu'au bord de l'eau; tantôt des rocs tout nus, de cinq cents pieds de haut, s'élancent verticalement comme des murailles; de nombreuses cascades glissent le long de ces énormes parois. Vers le soir, Bergen nous apparut de loin, avec ses brillants toits rouges, au fond d'un large golfe dominé par de hautes montagnes à pic d'une majesté indescriptible ”
