Jules Verne,
Mirifiques Aventures de maître Antifer
“ Gildas Trégomain ne pouvait que s’en féliciter. Il s’était promis de mettre à profit ce voyage, d’étudier les mœurs et coutumes des divers pays que le sort l’obligeait à parcourir. Mais, comme c’était pour la première fois de sa vie qu’il prenait le large, il redoutait d’être pris du mal de mer. Aussi promenait-il un regard à la fois curieux et craintif jusqu’à cet horizon où se confondent l’eau et le ciel. Il n’essayait pas de jouer au marin, le digne homme, ni d’affronter les dénivellations du roulis et du tangage en arpentant le pont du steamer. ”
