Théodore Hersart de La Villemarqué

Élements biographiques

Portrait de Théodore Hersart de La Villemarqué Théodore Hersart de La Villemarqué Barzaz Breiz

La chanson domestique n’est ni aussi rude, ni aussi négligée, ni aussi décousue que le chant historique. Quelquefois elle revêt la formelle l’ode anacréontique, le plus souvent celle de l’idylle ou de l’églogue. C’est le dialogue de la ballade roulant sur un thème d’amour, moins le prologue, le dénoûment et les notes incidentes. Ici le poëte est toujours en scène ; il est acteur : ce sont le plus souvent les émotions, les craintes, les espérances, les tristesses, les mécomptes, ou les joies de son cœur qu’il tache d’exprimer ; le poëte pense, réfléchit et conclut tout haut.
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Portrait de Théodore Hersart de La Villemarqué Théodore Hersart de La Villemarqué Barzaz Breiz/1846

En avant, enfants de la Bretagne ! mon cœur s’enflamme ; la force de mes deux bras croit ; vive la religion !
Vive qui aime son pays ! vive le jeune fils du roi ! et que les bleus s’en aillent savoir s’il y a un Dieu !
Vie pour vie ! amis, tuer ou être tué ; il a fallu que Dieu mourût pour qu’il vainquit le monde.
Viens le mettre à notre tête, Tinteniac, vrai Breton d’à tout jamais ; toi qui n’as jamais détourné la face devant la gueule du canon.
Venez vous mettre à notre tête, gentilshommes, sang royal du pays ; et Dieu sera glorifié par tous les chrétiens du monde.
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Portrait de Théodore Hersart de La Villemarqué Théodore Hersart de La Villemarqué Barzaz Breiz

Du temps que j’étais barde dans le monde, j’étais honoré de tous les hommes.
Dès mon entrée dans les palais, on entendait la foule pousser des cris de joie.
Sitôt que ma harpe chantait, des arbres tombait l’or brillant ;
Les rois du pays m’aimaient ; les rois étrangers me craignaient ;
Le pauvre petit peuple disait : « Chante, Merlin, chante toujours. »
Ils disaient, les Bretons : « Chante, Merlin, ce qui doit arriver. »
Maintenant, je vis dans les bois ; personne ne m’honore plus maintenant.
Loups et sangliers, dans mon chemin, quand je passe, grincent des dents.
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