“ Par le golfe Persique, passe le chemin que suivent les lignes de navigation côtière de l’Inde ainsi que les pays de la Méditerranée. Entre la presqu’île de l’Inde et l’Asie antérieure, entre la côte de l’Iran et la côte d’Arabie, l’océan Indien s’enfonce en un bras de mer qui, commençant à la corne orientale de l’Arabie, au cap Ras-el-Hadd, s’avance jusqu’au détroit d’Ormuz : c’est le golfe d’Oman ; puis, au-delà, un second cul-de-sac maritime prolonge le premier, du détroit d’Ormuz au rivage de la Mésopotamie : c’est le golfe Persique. ”
Golfe d'Oman
Définition et enjeux
Citations sur “Golfe d'Oman”
Jules Verne,
Mirifiques Aventures de maître Antifer
“ En remontant le golfe d’Oman, après avoir pris direction sur Mascate, l’Oxus avait longé un littoral désolé, stérile, bordé de hautes falaises perpendiculaires, — on eût dit des ruines de constructions féodales. Un peu en arrière, s’arrondissaient quelques collines de cinq cents mètres d’élévation, premières assises de la chaîne de Gébel-Achdar, qui se profilent à trois mille pieds d’altitude. Rien d’étonnant à ce que ce pays soit aride, puisqu’il n’est arrosé d’aucun cours d’eau d’une réelle importance. ”
Jules Verne,
Mirifiques Aventures de maître Antifer
(1894)
“ C'était déjà trop d'être allés jusqu'au golfe d'Oman, et voilà qu'il fallait descendre jusqu'au golfe de Guinée! Cet Égyptien n'aurait donc pu faire choix d'un honnête îlot, bien discret, sur les parages des mers européennes? Est-ce qu'il ne s'en rencontre pas dans la Méditerranée, dans la Baltique, dans la mer Noire, dans la mer du Nord, au milieu des eaux riveraines de l'océan Atlantique, et très convenablement aménagés pour servir de coffres-forts? ”
Conrad Malte-Brun,
Traité élémentaire de géographie…
(1830)
“ Cette ville, située au fond d'une petite baie ouverte dans le golfe d'Oman , est un des principaux ports de l'Arabie et l'entrepôt du commerce de cette contrée avec l'Inde, la Perse et l'Afrique: les perles que l'on pêche sur sa côte augmentent encore les relations qu'elle entretient avec l'Orient. En nous avançant de plus en plus dans le détroit d'Ormuz, nous verrons Sohar ou Oman, petite ville avec un port et des chantiers. ”
Gratien-Michel Ollivier-Beauregard, Kachmir et Tibet, étude d’ethnographie ancienne et moderne
“ Les limites les plus étendues de cette terre de prédilection n’ont jamais dépassé, à l’est, la mer orientale, c’est-à-dire le golfe du Bengale ; au midi, les monts Vindhya ; à l’ouest, la mer occidentale, qui est la mer Arabique ou golfe d’Oman ”
“ Aussi loin que le regard peut atteindre à l’horizon, pas une colline, pas une éminence, pas même un changement de nuance dans ces plaines sans fin, ne rompent l’uniformité de cette scène de désolation. L’Oman est un désert semé d’oasis dont la grande importance réside surtout dans ce fait qu’il domine et commande la route maritime de l’Inde par le golfe Persique et le golfe d’Aden. III. — ÉTABLISSEMENT DE L’INFLUENCE ANGLAISE A KOWEÏT ET AUX ILES BAHRÉÏN Au nord de l’Oman et jusque vers Koweït et l’embouchure du Chatt-el-Arab, s’étend, sur la côte occidentale d’Arabie, le pays de l’Hasa ”
Charles Brunet-Millon, Boutriers de la Mer des Indes, affaires de Zanzibar et de Mascate (1910)
“ Les habitants du pays d'Oman eurent dès l'origine à chercher à travers l'océan des communications avec l'Arabie plus complètes que les étroits sentiers du rivage : « Le territoire d'Oman est en réalité une île, dit Reclus : au nord il affronte une mer plus large et plus dangereuse que le golfe Persique, au midi il s'adosse à l'infranchissable Nahra ; il garda de tout temps son indépendance de culture, même à l'heure actuelle on y parle une langue qui semble n'avoir aucune analogie avec l'arabe ». ”
Charles Brunet-Millon, Boutriers de la Mer des Indes, affaires de Zanzibar et de Mascate (1910)
“ Les gens de l'Oman sont encore maintenant les premiers parmi leurs compatriotes dans l'art de naviguer et de commercer: on reconnaît un boutre de Mascate ou de Sour à son allure plus élégante, à ses Manoeuvres plus savantes ou plus hardies, à tout un ensemble qui fait de la grâce et de la vitesse. Quand soufflent les vents favorables de tous les points de la côte d'Oman, les boutres cinglent vers la haute mer. Ils font voile vers le golfe Persique, l'Inde, Qeylan et la côte d'Afrique emportant pour les échanges le café, les dattes, l'encens, les perles, le poisson salé. ”
Jules Verne,
Mirifiques Aventures de maître Antifer
“ Le pied du vent était toujours chargé de nuages épais. La mer, assez houleuse, « sentait quelque chose », ainsi que disent les marins. Ce qu’elle sentait, c’était un coup de vent, voilà la vérité, — une de ces tempêtes du sud-ouest, qui dévastent trop souvent les parages du golfe d’Oman. Parfois, ces terribles khamsins, que le désert jette sur l’Égypte, dévient brusquement, et leurs derniers souffles, après avoir balayé le littoral arabique, viennent se heurter contre les lames de l’océan Indien. ”
Charles Brunet-Millon, Boutriers de la Mer des Indes, affaires de Zanzibar et de Mascate (1910)
“ A la pointe extrême de la presqu'île arabique, entre le golfe Persique et l'océan s'étend le pays d'Oman. Les conditions géographiques de ce territoire sont telles qu'on s'accorde généralement à y placer la naissance de la grande navigation boutrière. Le voyageur qui, des rivages de la Perse, gagne par mer l'Arabie heureuse, voit se développer d'admirables palmeraies qui s'étagent jusqu'aux contreforts violets de l'intérieur. ”
Ernest Doudart de Lagrée,
Voyage d’exploration en Indo-Chine
“ Les relations par mer de l’Inde et de l’Égypte remontent, il est vrai, à 72 ans avant notre ère : longtemps limitées à un long et timide cabotage le long des côtes de l’Arabie et du golfe Persique, elles prirent un plus grand essor, lorsque, à la suite d’Hippalus, au milieu du premier siècle de notre ère, les navires osèrent s’abandonner à la mousson favorable pour traverser en ligne droite le golfe d’Oman et se rendre directement de l’entrée de la mer Rouge aux embouchures de l’Indus ”
William Gifford Palgrave,
Une année de voyage dans l'Arabie centrale…
(1866)
“ Au point de vue politique, l'Oman a une acception plus large encore, puisqu'il comprend, outre les territoires que nous venons de nommer, celui des Benou-Yass, le Katar, l'Akhaf, toutes les îles du golfe Persique, à partir de Bahraïn, Djishm, Ormuz (ou Hormouz, comme disent les indigènes) , Laredj et plusieurs autres de moindre importance, enfin la côte persane tout entière, depuis le Ras-Bostanah jusqu'à Djask. L'empire d'Oman possède encore les deux îles de Zanzibar et de Socotora, ainsi que des colonies sur le rivage africain. ”
Frédéric Borel, Étude d'hygiène internationale… (1904)
“ Géographie politique du golfe Persique et de celui d'Oman. — En contournant les deux golfes, on trouve successivement les ports suivants : Mascate, Menama des îles Bahrein, el Katif, Koweit, l'embouchure du Chat-el-Arab, Bender-Bouchir, Lingah, Bcnder-Abbas, Djask et enfin Gwadar. Ces villes n'appartiennent pas à une seule puissance, les unes relevant du Sultanat d'Oman, les autres de la Perse ou de l'Empire ottoman, enfin quelques-unes étant soumises au protectorat anglais ou à des cheicks indépendants. ”
M. Rouire, Revue des Deux Mondes
“ « Mes meilleures fortifications contre les ennemis sont les murailles de bois, » disait Seyd-Saïd, faisant allusion à ses vaisseaux. Mais après la scission de l’empire d’Oman et surtout après la vente de la flotte par Thoweyni, cet État ne put plus conserver ses précieuses acquisitions de la côte iranienne. La Perse reprit avec Lindje et Bender-Abbas toutes les villes de la rive orientale du golfe, depuis la frontière maritime du Béloutchistan jusqu’au cap Bostonnah, Les îles situées dans le golfe furent également enlevées à la faiblesse de l’Oman. ”
Alphonse Baralle, Atlas universel, contenant la géographie physique… (1877)
“ Les principales villes sont Mascate, port sur le golfe d Oman, à l'entrée du golfe per¡,ique, 12,000 habitants , entrepôt des produits du golfe Persique, de la mer Rouge et de la côte d'Afrique, grand commerce de perles et factorie française. ”
Paul Faivre, Rapport sur la défense sanitaire du golfe Persique… (1906)
“ Tout navire entrant dans le golfe d'Oman ou le Golfe Persique et se trouvant dans les conditions indiquées aux articles 21, 22, 24, 26 et 27 (1) (Titre I, chapitre II, section III) ou affecté d'une façon spéciale au transport des pèlerins (art. 3o) , doit se rendre directement au lazaret soit d'Henjam, soit du Fao sui vant sa destination, pour y être soumis au régime prévu par les dits articles. ”
Olivier, Voyage autour du monde : contenant la description géographique et pittoresque des divers pays… (1858)
“ Déjà dans l'Oman, province située à l'extrémité orientale de la Péninsule, l'Angleterre, en prêtant secours à l'iman de Mascate contre les Wahabites, s'est ouvert les portes de la capitale de cette province, et en a fait l'entrepôt de toutes les marchandises qui vont de l'Inde dans le golfe Persique. C'est du reste un puissant seigneur que l'iman de Mascate ; il possède, sous la suzeraineté de la Perse, une partie du Moghistan, les îles Kichm et Hormouz, et en Afrique l'île Zanzibar et quelques places. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ ORMUS ou mieux HORMOUZ, Armuzia, Ogyris, vge et port d’Asie, sur la côte N. E. de l’île d’Ormus, à l’entrée du golfe Persique et sur le détroit d’Ormus, qui joint ce golfe à la mer d’Oman ; environ 500 hab. plus 200 soldats de l’iman de Maskate. — L'île d’Ormus, qui a 20 k. de tour, était jadis le centre des riches pêcheries de perles des environs : quoique stérile, ses pêcheries et sa position, qui en fait la clef du golfe Persique, lui donnent de l’importance. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Vl-Zz
“ Le voyageur a vu et bien étudié deux régions principales, le Nedjed, pays des Ouâhabites, et le royaume d’Oman, qui occupe l’angle sud-est de la péninsule, à l’entrée du golfe Persique. Entre ces deux contrées, il a observé autant de rapports que de contrastes. Voici comment il faut désormais se représenter l’Arabie : la région centrale, partie habitable et salubre par excellence, jouit d’un climat relativement tempéré et est coupée de riches vallées, où l’on trouve des villes défendues par des remparts et où l’on élevé la belle race des chevaux arabes ”
Théodore Bachelet, Mahomet et les arabes (1853)
“ L'Oman est cette partie de l'Arabie baignée à la fois par les eaux de la mer des Indes et du golfe Persique. Les plaines sablonneuses y sont dans une bien plus grande proportion que les terres cultivées. Les dattiers et les palmiers forment de véritables forêts. La ville la plus importante, comme place de commerce, est Maskate. La province de Bahreïn, nommée aussi EI- Haça, s'étend le long du golfe Persique, depuis le cap Mussendom jusqu'à l'embouchure de l'Euphrate. ”
Louis Grégoire, Dictionnaire encyclopédique d'histoire… (1871)
“ Au S. E. l'Oman, pays de montagnes, fertile en dattes et en froment, appartient presque entièrement à l'Iman de Mascate. Sur la côte du golfe Persique, le Hadjar ou Lahsa, auquel se rattachent les îles Bahrein; enfin les vastes déserts du Nedjed, dont la partie méridionale est appelée Ahkaf, comprennent tout le centre et renferment de nombreuses oasis, riches en pâturages et en dattiers, que parcourent les Arabes nomades ou Bédouins, avec leurs chameaux, leurs chevaux et leurs nombreux troupeaux ”
Charles Brunet-Millon, Boutriers de la Mer des Indes, affaires de Zanzibar et de Mascate (1910)
“ Tandis que dans la mer Rouge et le golfe Persique, les riverains ne pouvaient envisager autre chose que des traversées faciles d'un bord à l'autre et un cabotage sans péril de port à port, les navigateurs de l'Oman durent être entraînés par les courants et les vents du large et firent sans doute d'inattendus parcours vers l'Inde comme plus tard le grec Hippalos. ”
William Gifford Palgrave,
Une année de voyage dans l'Arabie centrale…
(1866)
“ Ici arrivent les produits manufacturés dans l'intérieur de l'Oman; ici se vendent les ânes et les dromadaires; ici enfin se tient le principal marché d'esclaves du golfe Persique ; en outre, c'est par l'intermédiaire de Shardjah que les pays voisins reçoivent les marchandises de la Perse et de l'Inde. Aussi la ville a-t-elle un air de richesse et d'activité que l'on chercherait vainement dans les ports méridionaux de l'Arabie, et les étrangers y sont en assez grand nombre pour former à eux seuls la population d'une cité. ”
Fulcran Vigouroux, Utilisateur:Dictionnaire de la Bible
“ De la pointe d’Aden et de la côte d’Hadrainaut, voir Asarmoth, les caravanes arabes longeaient la côte du golfe jusqu’à Macoraba (la Mecque) , passaient par Yathrippa (Médine) etPétra, et atteignaient la Phénicie à travers les territoires de Moab et d’Ammon. De la côte d’Oman, on se rendait au port de Gerrha, sur le golfe Persique, d’où les caravanes partaient pour le désert, et d’oasis en oasis arrivaient jusqu’en Syrie. ”
E. Jurien-Lagravière, Revue des Deux Mondes
“ De la contrée d’Oman on passe à la terre des Parsis, ou des Perses : on a ainsi changé de royaume. L’auteur du Périple ne doit pas avoir visité en personne ce côté du Golfe-Persique, car sa description des localités est confuse et sobre à l’excès de détails. Il nous conduit d’abord dans le golfe Terabdon, a du milieu duquel, assure-t-il, se projette en mer un promontoire. ”
Charles Brunet-Millon, Boutriers de la Mer des Indes, affaires de Zanzibar et de Mascate (1910)
“ L'importance stratégique de l'Oman, aux yeux des Anglais, est immense, ils considèrent Mascate comme la clef du golfe Persique. Dès 1872 un journal anglais imprimait : « Le golfe Persique est plus même que la mer Rouge le portail de l'Inde. Et malheur à nous si d'autres en tiennent la clef » (2) . Aussi le gouvernement indien a-t-il toujours regardé Mascate comme un des pivots essentiels de la politique extérieure et il l'a placé sous la surveillance immédiate de son plus puissant agent politique, le résident de Bouchir qu'on a Geographical journal, août et décembre 1895. ”
William Gifford Palgrave,
Une année de voyage dans l'Arabie centrale…
(1866)
“ Depuis Koweyt, la plus septentrionale des villes de la province, jusqu'à Shaabah, qui ferme au sud sa frontière, on découvre partout les signes manifestes d'un feu souterrain. La saveur sulfureuse disparaît dans le Katar et sur les côtes du golfe Persique vers le Ras-Mesandum, mais on la retrouve dans le Batinah ou district inférieur de l'Oman. J'ai déjà parlé des bains thermaux d'EynNedjm, nous visiterons plus tard les sources non-moins remarquables d'Omm-Sebaa. Les roches sont presque toutes composées de tuf et de basalte, preuve évidente de leur formation ignée. ”
Jean-Baptiste-Benoît Eyriès, Voyage pittoresque en Asie et en Afrique… (1839)
“ Le Cotch, renfermé entre le golfe de ce nom, le Ren et la mer d'Oman, est traversé de l'E. à l'O. par les monts Ouâgor qui envoient des rivières de divers côtés; le terrain est très- fertile, on y voit de grandes forêts. Les habitans sont des Radjepoutes musulmans, qui autre. fois exerçaient la piraterie, et portaient la terreur dans les contrées et les mers voisines. Ce pays est partagé entre plusieurs petits chefs; celui qui réside à Bhodj est le plus puissant ; les Anglais occupent quelques cantons, et tiennent tous les autres en respect. ”
Léon Metchnikoff,
La Civilisation et les grands fleuves historiques
“ La mer d’Oman est si peu maniable que les pêcheurs du littoral se servent d’embarcations munies d’un contrepoids flottant, par conséquent insubmersibles, mais aussi absolument impropres aux voyages de long cours. ”
Charles Malo, Trois ans de voyage d'un prince indien… (1865)
“ Ceci est vrai , surtout pour les Arabes indigènes répandus dans les campagnes et les vastes plaines du désert , où se sont conservés les mœurs et jusqu' au type corporel des fils d' Ismaël . Dans les villes , l' administration se compose de gouverneurs , de mollahs , d' agas , etc. La population entière du pays d' Oman s' élève à peu près à trois cent mille habitants , dont les deux tiers occupent les villes de la côte , les hameaux des oasis , et le surplus , le désert . La richesse des gens de la campagne consiste dans quelques brebis , ânes , chameaux et dans leurs bosquets de dattiers ”
William Gifford Palgrave,
Une année de voyage dans l'Arabie centrale…
(1866)
“ Les Arabes attribuent néanmoins à l'Oman une étendue beaucoup plus considérable. Ils en reculent les limites depuis le village d'Abou-Debi, dans le district des BenouYass, jusqu'au voisinage de la ville de Dofar, sur la côte méridionale. L'Oman comprend ainsi la province de Mahrah, le promontoire de Ras-el-Hadd et le district qui longe la Côte des Pirates. Il confine à l'Hadramaut vers le sud, au Katar du côté du nord, et forme un immense croissant dont la partie convexe regarde la mer, tandis que le bord opposé touche au vaste désert méridional. ”
William Gifford Palgrave,
Une année de voyage dans l'Arabie centrale…
(1866)
“ Ce fut le signal de guerres sanglantes auxquelles le Portugal, la Hollande et la Perse prirent une grande part, chacun de ces pays obtenant tour à tour des avantages passagers, sans qu'aucun d'eux en recueillît un profit durable. L'Oman, avec ses îles et ses côtes, assista d'abord inactif au conflit qui déchirait son sein, jusqu'à ce que, exaspéré par l'excès de la souffrance, il prit à son tour les armes, eut conscience de sa force, et trouva dans ses pertes mêmes la source d'une prospérité considérable et permanente. ”
