William Gifford Palgrave

William Gifford Palgrave

Résumé

Portrait de William Gifford Palgrave William Gifford Palgrave Une année de voyage dans l'Arabie centrale… (1866)

Un grand nombre d'édifices remarquables annoncent son importance et sa richesse; ceux qui se détachent de la masse confuse des toits et des terrasses sont la grande mosquée, le palais de Feysul, celui de son fils, constructions irrégulières et de formes gigantesques. Tout autour de la capitale du Nedjed, sur un espace de plus d'une lieue, nous apercevions des champs fertiles, de frais jardins, des palmiers touffus ; le bruit des roues et des poulies, si harmonieux à l'oreille des Arabes, arrivait jusqu'à nous et révélait la présence des puits nombreux qui arrosent cette riche campagne.
Source : Gallica

Portrait de William Gifford Palgrave William Gifford Palgrave Une année de voyage dans l'Arabie centrale… (1866)

Le Katif forme un contraste frappant avec les autres régions de l'Arabie. La végétation dépasse en abondance et en fraîcheur celle des plaines les mieux arrosées de l'Hasa; le lourd feuillage de ses arbres qui se balance languissamment au milieu de la pesante atmosphère, réveilla en moi des sensations depuis longtemps oubliées. Les courants qui arrosent les plantations de palmiers ont une saveur saline, car le niveau du sol s'élève si peu au-dessus de la mer, que la marée s'avance au delà des jardins et mêle ses eaux à celles des nombreuses sources qui descendent des montagnes.
Source : Gallica

Portrait de William Gifford Palgrave William Gifford Palgrave Une année de voyage dans l'Arabie centrale… (1866)

Au Nedjed, il n'est personne qui ne soit convaincu que les trois quarts des hommes ont adopté le mahométisme. Les Wahabites condamnent au feu éternelles neuf dixièmes de la population du globe ; mais ils s'imaginent n'envoyer en enfer qu'un groupe insignifiant d'incrédules endurcis, qui ont obstinément fermé les yeux à la brillante lumière du Coran, dont l'horizon humain réfléchit depuis des siècles les splendides clartés, de l'Orient à l'Occident. Il est heureux pour les fils d'Adam que leur juge soit un Dieu et non pas un homme.
Source : Gallica

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