Résumé

Louis Du Couret L'Arabie heureuse : souvenirs de voyages en Afrique et en Asie… (1860)

L'imam de Sana est un maboul idiot, un behein, un âne ; il ne respectera ni toi, ni ton intelligence européenne, ni ton caractère musulman ; il ne verra dans ta personne qu'un agent d'Hussein. Si tu insistes pour aller à sa cour, veille sur toi. Je sais que ton intention est de te rendre à Bagdad, bien que tu m'aies dit que tu allais à la Mecque. Si tu vas de Sana à Bagdad, tu seras obligé de traverser le désert, et tu y resteras ; de quelque titre que tu te pares, de quelque travestissement
que tu te couvres, tu n'en seras pas moins reconnu.
Source : Gallica

Louis Du Couret L'Arabie heureuse : souvenirs de voyages en Afrique et en Asie… (1860)

Le réis secoua la tête.
— Tu n'en veux pas? dit l'imam.
— Non, répondit le réis; tes chameaux sont trop bien nourris ; ce sont des chameaux pour la ville ; ils crient quand on les charge et compromettent le salut des caravanes.
— Je t'achèterai les chameaux, alors, dit l'imam ; tu fourniras au hadji les quatre meilleurs que tu pourras trouver.
Le réis fit la grimace. Il aimait mieux m'avoir pour
débiteur que l'imam. L'imam remarqua le mouvement et me regarda en riant.
— Ces coquins de Bédouins, me dit-il, ils n'ont pa
confiance en nous.
Source : Gallica

Louis Du Couret L'Arabie heureuse : souvenirs de voyages en Afrique et en Asie… (1860)

Mais hommes, femmes, enfants, chiens se mirent à sa poursuite. Les hommes vociféraient, les femmes criaient, les enfants piaillaient, les chiens aboyaient.
Les sandales d'Arnaud, qui ne sont pas la chaussure habituelle des Européens, retardaient sa marche.
On n'osait l'assassiner, tout roumi qu'il fût, mais chacun lui jetait ce qu'il avait sous la main, celui-ci des bouteilles, celui-là des pierres; qui un vieux pot, qui des œufs. Ce fut une providence qu'il parvînt à gagner la maison de Yusuf-Effendi, où on le laissa
entrer et dont il s'empressa de fermer la porte derrière lui.
Source : Gallica

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