Louis Deville

Résumé

Louis Deville,  Une aventure sur la mer Rouge (1862)

“ Pense donc, Tahir, dans quelle position nous nous trouverions maintenant si tu avais tué notre guide !
Comment nous diriger seuls au milieu du désert? Il nous suffit de lier les mains de ce misérable, puis nous l'attacherons à la queue d'un chameau. Quant à toi, dit Léon, en se tournant vers l'Arabe, tu as voulu nous faire tomber dans un piège, tu vas marcher devant
nous, et ta vie répondra de la nôtre : nous ne camperons pas avant d'avoir laissé, bien loin en arrière, le lieu qu'on vient de t'indiquer comme propice à une embuscade ; allons, relève-toi et partons.
”
Source : Gallica

Louis Deville,  Une aventure sur la mer Rouge (1862)

“ Pendant qu'un vent favorable enfle les voiles, ces marins arabes se couchent sur les sacs de blé, qui forment le chargement, et ils passent le temps à fumer et à tresser des cordes avec des feuilles de rafla. Deux hommes s'occupent de la cuisine, deux autres vident sans cesse, avec des sacs en cuir, l'eau qui pénètre dans la cale, et qu'ils rejettent en dehors du navire, au moyen de longues rigoles. Le reïs, vieillard a barbe blanche, trône gravement à l'arrière et aspire bruyamment les odorantes émanations du tombak qu'il fume dans un beury. ”
Source : Gallica

Louis Deville,  Une aventure sur la mer Rouge (1862)

“ Elles s'approchèrent d'Omar et de Léon, leur prirent la main et y déposèrent gracieusement un baiser.
Les musiciens exécutèrent alors un air d'abord langoureux, mais qui s'anima peu à peu et même devint criard par instants. Deux almées cédant au charme de la musique, se placèrent au milieu du groupe des Arabes pour y figurer par leurs danses un roman d'amour. D'abord elles feignirent de lutter contre
l'entraînement de la passion, puis de ne pouvoir prolonger plus longtemps leur résistance, et enfin elles parurent se livrer à toute la fougue d'une ardeur effrénée.
”
Source : Gallica

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