“ Comme je ne perdais pas du regard l’endroit où se trouvait Aïcha, je vis s’avancer un homme de haute taille qui se mit à lui parler, puis essaya de la prendre dans ses bras. La jeune fille se débattit, s’échappa et se roula sur le sol, tandis que l’homme se baissait avec l’évidente intention de la ressaisir. ”
Aïcha
Définition et enjeux
Aïcha, figure féminine emblématique des littératures arabes et francophones, incarne les tensions entre tradition et modernité, voiles et révélations. Dans Le Lion de J.-H. Rosny aîné, elle apparaît comme une jeune fille mystérieuse, dont les gestes et silences trahissent une profondeur émotionnelle, tandis qu’Elissa Rhaïs la place dans un cadre symbolique, entourée de richesses et de cérémonies nuptiales.
L’anonyme des Ghazels évoque quant à lui une Aïcha idéalisée, objet de désir insatisfait. Ces approches diverses révèlent une figure versatile, à la fois personnage littéraire et symbole culturel, liée à des thèmes comme le Coran ou les marabouts.
Citations sur “Aïcha”
“ De même que le nicab et le litham cachaient le visage d’Aïcha, de même des voiles épais séparaient sa mentalité de la mienne. Elle voyait mon chagrin ; une pitié passa dans les longs yeux de feu et de ténèbres : — Aïcha est ton amie ! fit-elle doucement. ”
“ Il remplissait des fonctions religieuses qui accroissaient son prestige. Aïcha savait qu’il ne manquerait pas d’aller faire la prière du soir auprès de ses hommes et qu’il arriverait un moment où elle se trouverait seule. En effet, les pirates bientôt enlevèrent le blessé sur son lit et le transportèrent dans la salle que j’avais aperçue de loin. Les deux femmes l’accompagnèrent. Aïcha demeura seule : elle leva sur moi des yeux étincelants, puis, dans un geste résolu, ôta les voiles qui lui cachaient le visage. ”
“ Une voix appela en arabe ; une main s’avança sur la rivière en agitant un falot. Je me tassai sur la pierre, épouvanté. Enfin, le silence renaquit. Je laissai encore couler dix minutes. La patience du tigre au guet m’était venue. L’amour me donnait un empire miraculeux sur mes nerfs. Je me penchai à l’ouverture, et je répétai tout bas le nom d’Aïcha, sachant combien, même dans notre sommeil, nous sommes sensibles à l’appel d’une voix familière. Mes prévisions s’accomplirent : après quelques secondes d’effarement, Aïcha ouvrit les yeux. ”
Elissa Rhaïs,
Revue des Deux Mondes
“ Assise sur le seuil du petit gourbi, dont la porte a été garnie pour la circonstance de branches d’oliviers et de touffes de lauriers-roses, Aïcha, le visage épanoui, admire la corbeille des fiançailles que Dadda vient de déposer à ses pieds. Les parures de soie voisinent avec les ceintures d’or, avec les fremlas de velours brodé et les escarpins sertis de pierres précieuses... Au cœur d’un biscuit mousseline, un gros saphir de famille brille comme une étoile, en symbole de l’amour... ”
Jean Mauclère, Contes arabes (1951)
“ Aïcha est allée, à la nuit close, puiser de l'eau à la Grande Daïa. La lune jetait sur le lac, comme une lance argentée, son reflet tremblant. Elle a attendu son bien-aimé; mais elle ne l'a pas vu : il n'a pas approché. Elle est revenue les joues blanches et les cheveux défaits près de sa mère. ”
“ Aïcha soulève son voile Aïcha parut plus obscure encore les jours qui suivirent. Elle ne se mêlait plus à nos palabres, elle se tenait à distance aux campements ; elle s’éloignait, furtive, lorsque j’approchais d’elle. Nous traversâmes un désert, puis nous revîmes des terres fraîches. La difficulté d’éviter le contact des hommes s’accrut ; deux ou trois fois, nous aperçûmes des nègres. Ils n’osèrent toutefois pas nous attaquer, mis en fuite par la présence inconcevable de Saïd. ”
“ Après ma longue solitude, je dépensais naturellement mon épargne de « socialité » en faveur des premiers humains rencontrés sur ma route. Mais si j’aimais bien Oumar, si la présence d’Abd-Allah m’agréait assez, qu’était-ce, au prix de l’exaltation où me jetait le voisinage d’Aïcha ? Je ne la connaissais même pas, dira-t-on, je n’avais pas vu son visage, car ce n’est pas voir un visage que d’en voir un fragment. Eh bien, si ! je la connaissais. Dans cette vie au désert, l’être se révèle vite. Chaque acte d’Aïcha marquait une nature fidèle. ”
“ Que ne donnerait Mansour pour être la fleur qui repose dans cette vallée d’amour ! Mais le cœur de la jeune fille est une source non encore épandue, et l’heure n’est point sonnée où des lèvres amoureuses mettront un collier de baisers au cou flexible d’Aïcha. ”
Elissa Rhaïs,
Revue des Deux Mondes
“ Aïcha ferma les yeux. Une rougeur couvrit son front. Elle était une maudite. Cette rivale était une sœur. Dans son sein parfumé, elle enfouit son visage et, à corps perdu, elle sanglota. — Pleure, pleure, ma fille... Que ton cœur se rafraîchisse...? Mais la jeunesse est en toi... Et Dieu arrangera ta chance... Elle lui écarta les cheveux qui s’embroussaillaient autour de ses tempes. Le premier baiser du bain de noce qu’elles devaient à l’époux, les lèvres pures de Zoulikha le déposèrent sur le front d’une désolée... ”
Charles Plisnier,
Folies douces
(1952)
“ Je suivais ma pensée. — Vous disiez, questionnai-je, qu'elle s'appelle Aïcha? — Oui. C'est une femme très curieuse, très au-dessus de ce qu'elle fait. Je ne parle pas de son art. Mais de la vie qu'elle a ou qu'elle a l'air d'avoir. On lui attribue de vagues ascendances maugrabines, mais d'Egyptienne plus égyptienne qu'elle, je crois qu'il n'en existe pas. Elle pourrait danser à Paris, à Londres; elle pourrait danser au Caire, de ce côté-ci du fossé. Elle danse dans un bouis-bouis équivoque, pour des calicots et des marchands de tapis. Mais elle le veut ainsi. « C'est mon peuple », dit-elle. ”
Adrienne Piazzi, Un drame à Constantinople (1879)
“ Aïcha avait subi toutes les angoisses du désespoir et de la crainte, essuyé les pleurs d'un amour qui consumait son âme ; elle était tombée des bras d'une mère d'adoption au pouvoir d'une maîtresse cruelle, et Mihri avait eu tous les bonheurs en partage : la gloire, l'amour et la puissance ! Mihri l'esclave était devenue sultane, Aïcha-Hanoum était devenue esclave. ”
Adrienne Piazzi, Un drame à Constantinople (1879)
“ « Devons-nous craindre cette nouvelle ou nous réjouir? disait Salaheddin à sa mère; Mihri ne prend-elle pas Aïcha dans son palais pour la donner ensuite à Hassan-Bey? — Aïcha ne lui a-t-elle pas dit qu'elle ne l'épouserait jamais? s'écria Nimète-Hanoum; non, non, Une faut pas. nous attrister; le soleil ne vient-il pas après la pluie? le bonheur n'éclairera-t-il donc pas un jour le chemin de ta vie, mon fils? Allons, prends confiance et courage; Aïcha est heureuse : c'est déjà une raison pour que tu le sois à ton tour. » On se laisse vite persuader quand il s'agit de bonheur ”
Aristide de Gondrecourt,
Médine, par A. de Gondrecourt
(1845)
“ Médine tient un album sur ses genoux, deux flambeaux placés sur un guéridon à roulettes plaqué de nacre, de corail et d'écaillé éclairent son céleste visage, et le papier qu'effleure son crayon; elle dessine, et déjà paraissent, sous ses doigts, les traits frappants d'Aïcha, son amie, sa soeur, sa compagne. Aïcha est une jeune fille de quinze ans, âge de beauté pour les femmes qui naissent et vivent sous le soleil brûlant des tropiques ”
“ J’arrivai ainsi jusqu’à une sorte de fenêtre : elle dominait une salle ronde où, sur une civière transformée en lit, gisait un blessé. Trois femmes étaient avec lui ; deux s’occupaient constamment de lui donner à boire et se penchaient vers sa bouche pour entendre ce qu’il disait, la troisième demeurait accroupie dans une pose découragée : je reconnus Aïcha. Par une chance inespérée, tandis que les autres me tournaient le dos, Aïcha avait le visage de mon côté. Sachant combien le moindre mouvement sollicite plus notre œil que l’objet le plus remarquable, j’agitai ma main tout doucement ”
Aristide de Gondrecourt,
Médine, par A. de Gondrecourt
(1845)
“ Les beaux yeux d'Aïcha, la mélancolie répandue sur toute sa personne, son sourire amer et bon, sa pose nonchalante laissent à l'esprit un vague inexplicable : on ne peut la voir sans l'aimer, on ne peut l'aimer sans se laisser aller à la rêverie qui l'entraîne. Médine est plus âgée que sa compagne, et elle offre le modèle d'un type rare dans sa beauté. Elle a de dix-sept à dix-huit ans : son visage ovale et finement allongé est d'une coupe gracieuse; ses yeux noirs pétillent, leurs longs cils amortissent avec peine l'éclatante lumière qui jaillit des prunelles ”
Charles Plisnier,
Folies douces
(1952)
“ Je revis enfin son visage. « Aïcha ne pleure point, m'avait dit Naoum un soir. Je doute qu'elle pleure jamais. » Aïcha avait pleuré. — Adieu, mon ami, dit-elle. Elle m'accompagna jusqu'au bord de l'escalier. Un froid humide tombait. Elle toussa. — Rentrez, Aïcha, dis-je. Rentrez. Vous allez prendre mal. Ghandour n'avait-il pas fui le Caire parce qu'il se sentait capable seulement d'un crime? El Djahi n'avait-elle pas trouvé dans la chambre d'Haïfa un homme déjà tué? Si j'ai connu deux assassins, je ne puis le dire. Je suis sûr que j'ai connu deux amants. ”
Elissa Rhaïs,
Revue des Deux Mondes
“ Elle pria jusqu’au dessèchement de sa poitrine. Elle se sentit quelque peu fortifiée. Elle se leva pour sortir. Au dehors, ses yeux clignèrent à l’aveuglante clarté du soleil. Un silence profond régnait autour du petit marabout abandonné. C’était déjà la torpeur de midi sur les pierres tombales, les figuiers et les cactus. Aïcha s’assura qu’elle était bien seule. Elle se dirigea vers l’endroit le plus écarté de l’enclos. Une langue de terre entre deux rocs. Tout autour, des cactus. En bas, dans une flambée de lumière, Sidi-Bou-Medine et la grande maison blanche... ”
Aristide de Gondrecourt,
Médine, par A. de Gondrecourt
(1845)
“ Pour cet heureux enfant, la vie est un trésor ; son ignorance fait son bonheur! Mais quand vient l'heure marquée par le destin, quand la vierge ouvre son coeur à la révélation suprême, elle dit un mélancolique adieu à toutes ses joies enfantines ! Perdant sa liberté, elle se voue, avec courage et aveuglément , aux tyrannies de son premier amour ; alors, l'oiseau folâtre et insouciant oublie les notes les plus douces de ses plus joyeuses chansons ! Aïcha garda un profond silence ”
Adrienne Piazzi, Un drame à Constantinople (1879)
“ Cependant, on permit à Aïcha de m'écrire, mais non de me voir; c'est elle qui m'a appris qu'Ahmed est en prison à Ak-Seraï et paye ainsi son dévouement à son infortunée maîtresse; de plus, je sais qu'elle t'aime, qu'elle attend que tu la délivres ! Nos ennemis sont si sûrs de l'impunité qu'ils dédaignent de lire notre correspondance. Il parait qu'Hassan doit obtenir la main d'Aïcha pour prix de sa trahison. Voilà toute l'histoire de nos malheurs, Salaheddin, et voilà pourquoi tu n'as pas trouvé ce soir ta fiancée au harem. ”
Adrienne Piazzi, Nouvelle Schéhérazade... (1885)
“ Vis, vis, ma bien-aimée Aïcha ; qu'Allah te conserve à notre affection ! sois sûre que tu règnes ici par ta bonté et ta douceur plus que par cette beauté folâtre que tu regrettes ; le pacha t'aime ; ne va pas égarer ton esprit dans les sentiers du doute, c'est un chemin funeste qui aboutit au désespoir. Quelle preuve veux-tu que Tahir te donne de son amour... Parle, chère soeur, et il fera ce que tu ordonneras. — Je ne veux qu'une chose, répondit-elle : c'est que le pacha consente au mariage de Prince avec son frère. ”
Aristide de Gondrecourt,
Médine, par A. de Gondrecourt
(1845)
“ Aïcha s'efforçait de se remettre de la secousse à laquelle, cependant, elle s'était préparée dès la veille ; elle s'efforçait d'apaiser les fougueux élans de son amour, et de regarder la Mauresse comme une soeur, et non comme une ennemie, comme une compagne appelée à partager avec elle le coeur de l'Arbi, et non comme une rivale. Les confidences de Médine avaient troublé celte âme candide et vierge, les lois du Koran s'effaçaient sous la tyrannie de la passion, et la nature se révoltait, à la moindre pensée d'une odieuse communauté. ”
Elissa Rhaïs,
Revue des Deux Mondes
“ Amen ! Amen ! Dans un coin était déposée une cruche où, disait-on, venait se désaltérer la nuit l’âme du marabout enseveli sous la coupole. Chacun y but une gorgée à même l’embouchure. C’était la façon la plus solennelle de sceller un serment de haine. Et la réunion se dispersa. Seul, le petit Didenn avait ajouté au fond de son cœur : « Ce serment, je ne l’accepte pas ! Ce malheur est au-dessus de ma tête ! » Aïcha dut taire son désespoir pour aider sa mère à gagner leur vie. ”
Elissa Rhaïs,
Revue des Deux Mondes
“ Être la femme de ce bey, tendre, beau, riche, instruit, car il allait à la médersah ! Être achetée par cette grande famille ! Dieu savait le prix qu’ils mettraient pour donner une épouse à leur enfant ! les cadeaux qu’ils feraient aux parents pauvres d’Aïcha ! Vivre dans cette demeure somptueuse, dont elle distinguait quelquefois, par la porte du jardin entrebâillée, les grandes cours de mosaïques, les bosquets rehaussés de jets d’eau, les négresses vêtues de soie qui sommeillaient sous les lentisques !... ”
Elissa Rhaïs,
Revue des Deux Mondes
“ En même temps, Messaouda passe et repasse sa langue sept fois d’une tempe à l’autre sur toute la longueur du front brûlant de la malade. — Allah, mon enfant, ne frappe pas avec deux bâtons... Il aura pitié de la jeunesse et de ta solitude... Tu grandiras, tu deviendras une femme... Un fils de gens t’épousera... Nous te ferons une belle noce et tu crèveras les yeux à tous ceux qui ne nous aiment pas... À ce mot de noce, Aïcha porte ses deux index à ses oreilles, et se met à pousser les ululements de la mort : — Bou ! Bou ! Bou ! Sur ma tête ! Messaouda l’écoute, le cœur plein d’épouvante. ”
Elissa Rhaïs,
Revue des Deux Mondes
“ Lentement, avec des gestes ouatés, dans l’obscurité de la chambre somptueuse, Didenn entraine sa femme vers la couche nuptiale, la fille des Marabouts pure et splendide venue dans ses bras pour former la famille... ⁂ Aïcha ne lève plus la tête du petit matelas de feuilles de maïs où elle s’est couchée depuis le jour de la trahison. Sa vieille mère, la voyant pleurer en balançant le front, refuser toute nourriture, se déchirer les joues en s’aidant de berceuses funèbres, ne sait où donner de sa vie. Elle a cru d’abord que sa fille était frappée par les génies de la fontaine. ”
“ Cette aventure me rendit terriblement inquiet ; j’observai avec soin la rivière avant de m’abandonner à son cours. Bien qu’il parût évident qu’on devait atteindre l’entrée de la grotte, en traversant plusieurs fois l’eau, je me figurais mal la route, et comment je la retrouverais. Enfin, mon désir de revoir Aïcha l’emportant sur mon amour de la vie, je repris ma nage silencieuse. J’approchais du but. De temps en temps, au sortir de l’ombre des piliers, la lueur du foyer arrivait jusqu’à moi. Je distinguais assez nettement les visages. Quelques femmes accroupies mangeaient à l’écart... ”
André Gérard, Christiane (1879)
“ Soudain, derrière elle, un homme parut, et, avant de s'approcher, s'arrêta à quelque distance. C'était Sidi-ben-Amar. Il venait d'arriver, et, en traversant la galerie à l'extrémité de laquelle était l'appartement de sa favorite, qui donnait sur le jardin, il avait aperçu sur un banc ce blanc fantôme immobile. — C'est Aïcha qui m'attend, se dit-il. ”
Adrienne Piazzi, Un drame à Constantinople (1879)
“ La maison d'Aïcha vaut pour moi plus qu'un palais de prince. - C'est bien! Salaheddin-Bey, "Je suis satisfaite de vos réponses : je sais qui vous êtes ; votre parole n'est pas celle d'un homme ordinaire; je vous ai entendu vanter par vos ennemis : c'était votre plus bel éloge. ”
Alexis Métois, Au Désert (1901)
“ Quelle agréable surprise pour eux de trouver dans le camp des femmes endormies, proie aussi facile à saisir qu'avantageuse à posséder ! En vain les pauvrettes, essayèrent d'échapper à leurs ravisseurs. Beaucoup furent prises et virent s'évanouir leur rêve de liberté.... Aïcha réussit pourtant à éviter ce danger, ainsi qu'une de ses amies. Elles avaient pu se glisser à travers les arbres à l'insu des pillards, et prirent le chemin d'Agadès sur les traces de la colonne. Hélas! l'étape était longue, la journée particulièrement chaude. ”
Louis Noir,
Souvenirs d'un zouave : sous la tente
(1868)
“ Aïcha allait répondre; le marabout intervint. - Bien! dit-il, la générosité a dicté tes paroles. Les Français sont cléments, et les guerriers de ce douar avaient tort. Ils vont t'offrir la diffa (festin) pour céler la réconciliation. Le sous-officier accepta; il espérait un signe d'Aïcha, il voulait échanger avec elle quelques regards brûlants, en obtenir un aveu. Aveu muet; car la femme arabe, toujours surveillée, ne peut répondre oui aux œillades d'un amant. ”
Paul Eudel,
L'orfèvrerie algérienne et tunisienne…
(1902)
“ Aïcha, âgée d'une soixantaine d'années, vit à Saint-Eugène. Divorcée de Sidi Lekehal bën Allal Ould Sidi Mebarek, descendant d'un grand marabout enterré à Coléa, elle n'a eu qu'un fils qui est mort laissant un enfant ; celui-ci est chez ses parents paternels, à Coléa. Elle touche une pension du Gouvernement, avec ses cousines maternelles, Yamina et Atiqa. La princesse Aïcha ne possède que quelques bijoux sans grande importance et douze fils de perles de la grosseur d'un « pois chiche ». ”
