Louis Noir

Élements biographiques

Portrait de Louis Noir Louis Noir Guerres de mon temps. Campagne d'Italie (1869)

Les Autrichiens se retournèrent de notre côté; ils furent frappés de notre aspect comme si quinze cents têtes de Méduse leur fussent apparues.
Le régiment, qui ne formait qu'une unité en ce moment, se repliait sur lui-même; chaque soldat se ramassait sur ses jarrets comme un lion prêt à bondir; un clairon sonna la charge, et le cri de guerre éclata en une formidable explosion qui suffit seule à faire reculer l'ennemi. Les zouaves vinrent tomber sur lui avec un élan prodigieux.
Source : Gallica

Portrait de Louis Noir Louis Noir Grands jours de l'armée d'Afrique… (1872)

Humble sans bassesse, soumis sans servilité, il n'a rien du laquais européen.
Tenté par le magnifique uniforme des turcos, le nègre se fait volontiers soldat. Il est propre, astiqué et ficelé comme le plus pimpant des voltigeurs ; son fourniment reluit tout noir comme son visage; il porte son fusil avec majesté, il a pour son arme une vénération profonde.
Rien n'est plus amusant que d'entendre un nègre parler sur un champ de bataille à son fusil. Il lui prête une âme, l'interroge et fait la réponse pour lui.
Source : Gallica

Portrait de Louis Noir Louis Noir Guerres de mon temps. Campagne d'Italie (1869)

Par grappes, on voit tes escouades rouler tour à tour le long des bords et tomber rapidement, un flot de fuyards poussant l'autre dans la rivière tourbillonnante; c'est encore là un engloutissement d'armée.
Mais, d'autre part, sur le tablier du pont encombré, un millier de malheureux bat une barrière de morts et de vivants entassés du flux et du reflux de ses vains efforts qui ne font qu'amonceler les cadavres en couches plus épaisses; sur les blessés mourants qui secouent les talons broyant leurs plaies, un gros de Croates passe enfin, et des zouaves avec eux.
Source : Gallica

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