Résumé

Portrait de Louis Noir Louis Noir Le Coupeur de têtes. Série 3 (1862)

« Mais quand il s'agit de Raoul absent, mon coeur perd toute son énergie.
« J'aime trop.
« Voilà le secret de mes pleurs.
« Pourtant s'il fallait se battre, vous me verriez courageuse. »
Jeanne écoutait étonnée.
— Ah ! tu as pris plusieurs sangs ! fit-elle. (Prendre un sang, c'est tuer quelqu'un.)
« Raoul ne me l'avait pas dit. » Elle réfléchit.
— A quoi songez-vous ? demanda la marquise. Jeanne brusquement :
— Tutoie-moi.
« Je n'aime pas ce vous que tu emploies; vous ! c'est bête, c'est cérémonieux. « Entre chasseurs, on se tutoie. « Tu dois devenir chasseur. » La marquise sourit.
Source : Gallica

Portrait de Louis Noir Louis Noir Le Coupeur de têtes. Série 3 (1862)

Il souleva le sable, dégagea un peu sa tête, et regarda vers le camp; trois cavaliers y arrivaient.
— Tiens ! pensa Antoine, Pedrina ! Et il dévisagea les autres.
— Des drôles d'Arabes ! pensa-t-il. Il entendit des cris déchirants.
C'était la marquise qu'épouvantait la vue des morts, et la crainte de trouver parmi eux le cadavre de Raoul . Antoine se leva.
A sa vue, Pedrina vint à lui. — Que s'est-il donc passé? s'écria-t-elle.
— Ah! mon pauvre ami! dit Antoine. « Quelle catastrophe ! »
Il conta tout.
— Tu dois avoir raison dans tes suppositions ! dit Pedrina : viens vite, Ali-Baba.
Source : Gallica

Portrait de Louis Noir Louis Noir Le Coupeur de têtes. Série 3 (1862)

Enfin, Raoul, reconnaissable à son chapeau garni de plumes d'autruche, dominait tous ses compagnons du haut d'une terrasse.
Dix chasseurs l'entouraient, comme lui assis sur des sièges trouvés dans le palais.
— Que penses-tu ? demanda Ben-Tamy. Sont-ils gens à se faire sauter?
— Oui ! dit Akmet.
— Il faudra sacrifier nos hommes, alors ; c'est fâcheux, mais c'est nécessaire.
— Essayons de la fusillade ! proposa Akmet; ils se rendront peut-être, si Raoul est tué.
— Essayons ! fit Ben-Tamy.
Source : Gallica

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