Général Bruneau, En colonne : récits de guerre, de chasse et d'exploration (1913)
“ Un violent combat se livre dans son cœur, mais il est déprimé par cette longue chevauchée, et le sentiment de sa responsabilité l'écrase sans doute, car c'est d'un ton découragé qu'il me répond : — En toute autre circonstance, oui; mais la nuit, après cette marche forcée de quatre-vingts kilomètres, et avec des hommes éreintés, non ! Regardez donc autour de vous, tout le monde est épuisé de fatigue, et succombe au sommeil. Nous nous ébranlerons demain à la première heure et nous rattraperons sans peine la harka qui ne s'enfuira certainement pas avant le jour. ”
