Pierre de Castellane, Revue des Deux Mondes
“ Nous arrivions aux premières pentes de la montagne de Menazel. Pour ceux qui faisaient partie de la colonne du centre, le coup d’œil était plein d’intérêt. À notre approche, le bourdonnement lointain de l’ennemi avait cessé ; puis tout à coup de ces roches, de ces ravins, de ces bois, sortent des cris, des rugissemens de bêtes fauves ; les Kabyles se glissent entre les broussailles ; habiles à l’embuscade, habiles à la retraite, ils rampent le long des terres pour joindre l’ennemi de plus près, tirer leur fusil à bout portant, puis bondissent, afin d’éviter la balle qui répond à leurs coups. ”
