Bou-Maza

Définition et enjeux

Camille Rousset,  Revue des Deux Mondes

“ C’était Bou-Maza qui avait reparu subitement pour la vengeance ; après quoi il disparut de nouveau. Il était rentré chez les Ouled-Djounès.
Le prestige qu’il exerçait, non pas seulement autour de lui, dans le Dahra, dans l’Ouarensenis, mais au loin, dans l’est, était si grand qu’il y eut bientôt des fanatiques à son image, des illuminés qui s’emparèrent et se parèrent de son nom. Au commencement du mois de septembre, peu de jours après le départ du maréchal pour la France, de l’embouchure du Chélif à Dellys, de l’Atlas au désert, l’Algérie était en insurrection.
”
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Camille Rousset,  Revue des Deux Mondes

“ Livré par les Arabes déçus à l’autorité française et traduit devait un conseil de guerre, il répondit fièrement aux questions qu’on lui fît et qui touchaient moins à lui qu’au véritable chérif. Venu, disait-il, du Maroc, par ordre du seigneur Mouley-Taïeb, et bientôt célèbre par sa sainteté, Bou-Maza s’était résolu à faire la guerre sainte ; quelques tribus du Dahra l’avaient seules assisté d’abord, mais bientôt des adhérons lui étaient venus de toutes parts, et, malgré ses premiers échecs, son prestige n’avait pas cessé de grandir. ”
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Augustin Challamel,  Souvenirs d’un hugolâtre

“ Effectivement, Bou-Maza était un fanatique, se prétendant envoyé de Dieu. Pendant qu’Abd el-Kader s’était réfugié au Maroc, en 1845, il avait soulevé le Dahra contre la domination française. Bou-Maza s’était rendu prisonnier à Saint-Arnaud, avait été amené à Paris et interné aux Champs-Élysées dans un riche appartement situé près de l’hôtel de la princesse Belgiojoso. ”
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