Augustin Thierry

Définition et enjeux

Edmond de Guerle Historiens modernes de la France…

D’autres sont venus après M. Thierry qui ont analysé là où il avait découvert ; mais le mouvement et l’invention lui appartiennent, et c’est quelque chose que d’avoir remué les âmes avec la seule passion de la vérité, soutenue par un immense talent. On peut dire qu’Augustin Thierry était l’histoire vivante. Chez lui, tout était mémoire et souvenir, et les idées les plus diverses prenaient dans son esprit cette teinte dorée semblable à la chaude couleur des vieux tableaux. Il retrouvait toujours toute son ardeur et toute sa force pour raconter ; il semblait la voix même du passé.
Source : Wikisource

A. Augustin-Thierry Revue des Deux Mondes

Au début d’avril 1826, Augustin Thierry rentrait à Paris, plein d’espoir et de courage. Son état, croyait-il, s’était amélioré ; il conservait un reste de vision, la paralysie des jambes n’avait pas augmenté. Il se crut encore maître de ses destins : qu’importait la souffrance ? le cerveau demeurait intact et l’âme veillait toujours, pleine d’idées hardies et de projets grandioses.
Un vaste dessein hantait son esprit. C’était le temps où déterminées par l’éclatante réussite de la Conquête, se multipliaient les collections de Chroniques et de Mémoires.
Source : Wikisource

A. Augustin-Thierry Revue des Deux Mondes

Augustin Thierry est et restera toute sa vie profondément individualiste. Il n’est point l’élève des Encyclopédistes, mais celui de Montesquieu. En littérature, c’est un romantique ; en politique, ses plus grandes hardiesses sociales ne dépasseront jamais celles de l’école libérale de 1820, du groupe « Lafayettiste » auquel il est inféodé.
Né au lendemain de la Révolution, à la veille de l’épopée impériale parmi laquelle il grandit, s’il déteste la guerre, l’esprit de conquête, il n’est pas moins sincèrement et profondément patriote. Son cœur a saigné à toutes les blessures de l’invasion.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature