A. Augustin-Thierry

Résumé

A. Augustin-Thierry Revue des Deux Mondes

« Quand vint éclater sur nous la catastrophe de 1848, peut-on lire, dans la préface de l’Essai sur l’histoire du Tiers-Etat, j’en ai ressenti le contre-coup de deux manières, comme citoyen d’abord et comme écrivain. Par cette nouvelle révolution... l’histoire de France me paraissait bouleversée autant que l’était la France elle-même. » Consternation, regrets inconsolables, angoisse de l’avenir, doute chagrin de son œuvre et de son idéal, tels sont les sentiments qui remplissent alors l’âme d’Augustin Thierry et que le temps n’affaiblira qu’à peine.
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Revenue de Locate au commencement de mai, elle n’avait fait que toucher barre à Paris pour aller presque aussitôt retrouver Augustin Thierry à Port-Marly.
Joyeux d’une réunion que l’un et l’autre pensaient définitive, que de projets d’avenir ne formaient-ils point ! De tous, le plus chèrement caressé par l’historien, était cette installation côte à côte rue du Mont-Parnasse, en deux pavillons voisins, isolés sous les charmilles d’un grand jardin. La Princesse l’encourageait : « Nous n’aurons plus besoin de campagne, affirmait-elle, le Mont-Parnasse nous en tiendra lieu. »
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A. Augustin-Thierry Revue des Deux Mondes

Tous, Miguel, Thiers, Villemain, Guizot, étaient des amis, des compagnons de lutte ou de travail. Que ne pouvait-il donc espérer, lui, l’un des maîtres reconnus parmi les maîtres, et que ne devait-il pas attendre ?...
Il était aveugle cependant, mais sacrifiés par dévouement à la science, ses yeux perdus ne devenaient-ils pas un titre de plus à la reconnaissance du pays ; sa ferme volonté n’avait-elle point prouvé qu’elle demeurait maîtresse d’un corps débile ? La cécité n’est pas un obstacle absolu, — la cécité sans doute, mais la paralysie ?
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