Résumé

Jules Thiénot Rapports sur les études historiques (1867)

On dirait que la France, qui venait de faire de l'histoire et d'en faire de si grande, ne voulut se reposer que pour rappeler à la vie celle des siècles passés avec les couleurs véritables et la fraîcheur de la jeunesse.
Cette histoire toute nouvelle a eu pour créateurs MM. Guizot, Augustin et Amédée Thierry, Sismondi, Michelet, Thiers, de Barante, Mignet. Leur œuvre fut accueillie ainsi qu'elle avait été composée, avec enthousiasme. On l'estima parfaite. Elle eut aussitôt son reflet dans tous les arts. La littérature romantique, la peinture même se firent historiques.
Source : Gallica

Jules Thiénot Rapports sur les études historiques (1867)

Sylla savait bien que, s'il mourait dans la dictature, on lui donnerait aussitôt un successeur, ou son fils, ou Pompée ; et l'empire était fait, l'empire, dont il voulait moins encore peut-être que de l'anarchie plébéienne. La dictature n'avait été pour lui qu'un moyen d'accomplir la révolution rêvée par son génie réactionnaire. Elle devenait le péril même de son œuvre, si elle ne disparaissait aussitôt l'œuvre achevée. Voilà la vérité historique : elle n'est ni dans une satiété philosophique des grandeurs de ce monde, ni dans le besoin du repos et le dégoût du pouvoir.
Source : Gallica

Jules Thiénot Rapports sur les études historiques (1867)

L'histoire du moyen âge est, au sens le plus élevé et le plus général du mot, une histoire ecclésiastique, et nous ne voulons pas dire par là seulement une histoire de l'Eglise. Dépouillons-nous de nos idées politiques toutes modernes d'Etats , de nationalités, d'équilibre. Le moyen âge est une époque qui ressemble pour l'histoire de l'Europe aux âges sacerdotaux et héroïques de certains peuples de l'histoire ancienne. Elle a beaucoup plus d'ensemble qu'on ne le croit généralement. C'est au point de vue chrétien surtout qu'il faut en chercher l'unité.
Source : Gallica

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