Antoine Guillois

Résumé

Antoine Guillois Napoléon, l'homme, le politique… (1889)

« Homère, disait l'Empereur à Sainte-Hélène, était l'encyclopédiste de son temps » et ce qui frappait le plus Napoléon, c'était cette grossièreté de mœurs marchant de pair avec une infinie perfection dans les idées : mais ce qu'il n'admettait pas,
c'est que Homère ait fait de ses héros autant de colosses. « En est-il ainsi parmi nous ? ajoutait-il ou en serions-nous si l'on était encore au bon temps où la force du bras donnait le sceptre ? La civilisation fait tout pour l'âme et par l'âme et la favorise entièrement aux dépens du corps. »
Source : Gallica

Antoine Guillois Napoléon, l'homme, le politique… (1889)

Le triomphe de mes armes sera le triomphe du génie du bien sur celui du mal, de la modération, de l'ordre, de la morale, sur la guerre civile, l'anarchie et les passions malfaisantes. »
Nous ne citerons pas les discours, les proclamations de Napoléon pendant cette campagne : c'est en vain qu'il s'adresse aux Espagnols et aux habitants de la capitale, en vain qu'il demande aux magistrats de l'aider dans son œuvre ; il aura beau dire : « Comme il n'y a qu'un Dieu, il n'y a dans un État qu'une justice. »
Source : Gallica

Antoine Guillois Napoléon, l'homme, le politique… (1889)

Il y revenait à Ste-Hélène, quand il proclamait ainsi le côté supérieur de la littérature : « Il est des personnes qui ont reçu de la nature le don d'écrire et de bien exprimer leurs pensées, comme d'autres ont le génie de la musique, de la peinture, de la sculpture (1) . »
Le drame, imité de Shakespeare, qui mêle la tragédie à la comédie, le terrible au burlesque ne trouvait pas grâce devant Napoléon. Goëthe s'en était fait le défenseur et l'Empereur lui répondit : « Je suis étonné qu'un grand esprit comme vous n'aime pas les genres tranchés. »
Source : Gallica

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