Résumé

Roger Peyre Napoléon Ier et son temps : histoire militaire… (1888)

Français, disaient-ils, nous ne faisons pas la guerre à la France, mais à la prépondérance que Napoléon a trop longtemps, exercée hors des limites de son empire.
Nous désirons que la France soit forte, grande, heureuse, parce que la puissance française est une des bases fondamentales de l'édifice social. Nous confirmons à la France une étendue de territoire qu'elle n'a jamais eue sous ses rois, parce qu'une nation valeureuse ne déchoit pas pour avoir, à son tour, éprouvé des revers dans une lutte opiniâtre et sanglante où elle a combattu avec son audace accoutumée.
Source : Gallica

Roger Peyre Napoléon Ier et son temps : histoire militaire… (1888)

Là où l'Empereur a été le plus grand, disait en 1809 le général Lasalle à Rœderer, c'est à la guerre d'Italie. Là il était un héros, à présent c'est un Empereur. En Italie, il n'avait que peu d'hommes, presque sans armes, sans pain, sans souliers, sans argent, sans administration, point de secours de personne ; l'anarchie dans le gouvernement, une petite mine, une réputation de mathématicien et de rêveur; point encore d'actions pour lui ; pas un ami ; regardé comme un ours parce qu'il était toujours seul à penser. Il fallait tout créer ; il a tout créé.
Source : Gallica

Roger Peyre Napoléon Ier et son temps : histoire militaire… (1888)

Alors, Napoléon, qui n'était encore que Bonaparte, nous souffle je ne sais quoi dans le ventre. Et l'on marche la nuit, et l'on marche le jour, l'on te les tape à Montenotte, on court les rosser à Rivoli, Lodi, Arcole, Millésimo, et on te les lâche pas. Le soldat prend goût à être vainqueur. Alors Napoléon vous enveloppe ces généraux allemands, qui ne savaient où se fourrer pour être à leur aise, les pelote très bien, leur chippe quelquefois des dix mille hommes d'un seul coup en vous les entourant de quinze cents Français qu'il faisait foisonner à sa manière.
Source : Gallica

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