Résumé

Portrait de Henri Martin Henri Martin Histoire de France populaire, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours… (1868-1885)

Quatorze ans de guerres lointaines avaient épuisé le sang de notre peuple; quatorze ans de despotisme avaient brisé son âme. Le découragement, la stupeur étaient partout. La nation haïssait son gouvernement, se sentait perdue par lui et ne se sentait pas la force de se sauver par elle-même.
L'étranger, cependant, hésitait au bord du Rhin. Il redoutait quelque réveil soudain de la France, quelque coup de désespoir de Napoléon, et regardait le grand fleuve-frontière, le Rhin français, avec une sorte d'effroi. Les Prussiens, ivres d'ambition et de vengeance, voulaient aller en avant à tout prix
Source : Gallica

Portrait de Henri Martin Henri Martin Histoire de France populaire, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours… (1868-1885)

Dans les premiers départements traversés, de Seine-et-Marne à l'Allier, le peuple, qui avait connu de près l'invasion, oubliait le mal qu'avait fait Napoléon pour ne voir en lui que le défenseur du territoire. On criait : « Vive l'empereur! à bas les « étrangers! » Au delà de Lyon, où l'on n'avait pas vu l'ennemi, la population devint hostile; les vieilles passions royalistes et catholiques se réveillaient à mesure qu'on avançait dans le Midi ; la multitude criait : « Vive le roi ! à bas le tyran ! » Des bandes hurlaient : « Vivent les alliés ! »
Source : Gallica

Portrait de Henri Martin Henri Martin Histoire de France populaire, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours… (1868-1885)

C'est à de telles conditions que Napoléon répondit avec irritation qu'il ne voulait pas « se laisser humilier ». Il était humilié, si, continuant de régner à Rome et à Amsterdam, il ne régnait plus à Hambourg! Une seule de ces conditions eût pu être douloureuse pour un autre que pour lui ; c'était l'abandon de la Pologne ; mais que lui importaient les Polonais ? Ce qui se révoltait en lui, ce n'était pas le sentiment du droit d'autrui, c'était uniquemment son égoïste orgueil.
Il ne vit dans l'attitude de l'Autriche qu'un motif de presser ses armements à outrance.
Source : Gallica

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