Bataille d'Eylau

Définition et enjeux

Levasnier,  Combats, batailles et victoires des Français… (1862)

“ BATAILLE D'EYLAU 1807
Les Russes, occupant avec quatre-vingt mille hommes un terrain où trente mille tout au plus auraient pu aisément se mouvoir, résolurent, pour sauver la ville de Kœnigsberg, d'attaquer vigoureusement les Français, en canonnant Eylau. La garde soutint leur premier effort avec quarante pièces d'artillerie; de part et d'autre le l'eu était épouvantable. Les deux armées n'étant qu'à demi-portée de canon, pas un seul coup n'était perdu, et la mort parcourait avec une incroyable rapidité les lignes des deux armées.
”
Source : Gallica

Alphonse Potin,  Histoire de la monarchie napoléonienne… (1855)

“ Enfin les Russes sont contraints de laisser aux Français le champ de bataille d'Eylau : la droite offrait un spectacle effrayant, fait, suivant les expressions de Napoléon, pour inspirer aux princes l'amour de la paix, et l'horreur de la guerre. Neuf mille hommes étaient étendus pèle-mêle, moitié Russes, moitié Français, et couvraient ce théâtre de la mort de leurs cadavres mutilés. La nuit mit fin à la poursuite de l'ennemi, qui laissait sept mille morts, seize mille blessés, quarante-cinq pièces de canon au pouvoir des vainqueurs. ”
Source : Gallica

Aimé Derode,  Nouvelle relation de la bataille de Friedland… (1839)

“ Depuis la bataille d'Eylau, c'est-à-dire depuis près de quatre mois, Napoléon tenait ainsi en repos, derrière la Passarge, ses troupes fatiguées de leur dernière campagne d'hiver contre les Russes. Dans ce pays marécageux, les chevaux se noyaient au sein des bourbiers dont ils ne
pouvaient s'arracher, les soldats affamés ne trouvaient pas de quoi vivre, et les corps entiers disparaissaient dans les combats.
”
Source : Gallica

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