Théodore Jean Joseph Séruzier

Résumé

Théodore Jean Joseph Séruzier Mémoires militaires du baron Séruzier… (1894)

Je vis toute l'étendue du danger et je frémis à l'idée de perdre mes pièces. Je me souvins
alors des manœuvres d'infanterie que j'avais vu exécuter dans la campagne d'Égypte, et je m'avisai de faire de même avec mes canons (1) ; sur-le-champ, je me forme en carré, mes grenadiers dans les intervalles (ce mouvement dut paraitre fort bizarre à la cavalerie ennemie) . Cette cavalerie, placée comme elle venait de s'établir, doutait si peu d'enlever mon artillerie, qu'elle me chargea de toutes parts en s'abandonnant.
Source : Gallica

Théodore Jean Joseph Séruzier Mémoires militaires du baron Séruzier… (1894)

Je redouble mon feu ; les tambours battent la charge, les trompettes la sonnent; tout est en mouvement, et le ravin est enlevé. Je sentis toute l'importance de ne pas perdre un moment pour mettre mon artillerie en batterie de l'autre côté ; je l'y menai au galop. Dèsque je fus arrivé je fis charger à obus et à mitraille, et le feu recommença. Je voulais ménager à notre cavalerie légère, qui était ramenée, le moyen de se rallier derrière mes pièces ; elle en profita : pendant ce temps-là je culbutai la cavalerie ennemie, qui poursuivait la nôtre.
Source : Gallica

Théodore Jean Joseph Séruzier Mémoires militaires du baron Séruzier… (1894)

Je réfléchis qu'un chef se devait à sa troupe, et que je pourrais encore être utile à mon pays : je me fais donc donner un collet pour couvrir mes décorations et n'être pas reconnu pendant le combat. Je parviens à joindre un gros de canonniers qui s'étaient réunis et qui me cherchaient : je me mets à leur tête, je sabre l'ennemi ; pendant ce temps, la cavalerie légère accourait à mon secours ; en moins de rien ces misérables cosaques avaient abandonné mon camp, en nous laissant plusieurs blessés ; ils fuyaient à la débandade de toute la vitesse de leurs chevaux.
Source : Gallica

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