Bérézina

Définition et enjeux

François-Claude Chapuis,  Bérézina : campagne de 1812 en Russie (1857)

“ Entourée d'ennemis cinq fois plus nombreux, elle se trouvait en face d'un obstacle formidable que nos héros pouvaient seuls surmonter : la Bérézina à franchir; cette armée était en outre abîmée par la faim, le froid et des fatigues de tous les instants. En voyant tant de misères et de souffrances, on pouvait craindre qu'elles ne se terminassent par un acte honteux, celui de déposer les armes, puisque ceux qui les portaient n'avaient plus la force de s'en servir; mais heureusement l'empereur Napoléon était là, et sa présence était leur plus puissante sauve-garde ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Martin Henri Martin,  Histoire de France populaire, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours… (1868-1885)

“ Tchitchakoff et Wittgenstein se donnaient la main. Les masses ennemies allaient de trois côtés se resserrer sur les débris de la Grande Armée. Il fallait franchir à tout prix la Bérézina pour leur échapper. Napoléon envoya l'ordre à Oudinot et à Victor de venir l'aider à atteindre et à passer la Bérézina.
Un dégel froid survint, pire que la gelée.
Il fallut se traîner dans la fange et la neige fondue. Il arriva une terrible nouvelle : Borisoff, notre pont sur la Bérézina, était aux mains de l'ennemi. Tchitchakoff était devant nous; Wittgenstein sur notre flanc; Kutusoff derrière nous.
”
Source : Gallica

François-Claude Chapuis,  Bérézina : campagne de 1812 en Russie (1857)

“ Il est vrai que M. Maret dit au prince de Schwartzenberg, dans une lettre de Wilna du 4 décembre, qu'à la Bérézina l'Empereur a battu Wittgenslein et Tschichagof; mais cette lettre renferme aussi ces mots : « Sa Majesté attache la plus grande importance à ce que vous suiviez le mouvement de l'armée; manœuvrez dans le sens de la position qu'elle occupe. La rapidité de votre marche aura une grande influence sur l'état des affaires. » ”
Source : Gallica

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