François-Claude Chapuis

Résumé

François-Claude Chapuis Bérézina : campagne de 1812 en Russie (1857)

Entourée d'ennemis cinq fois plus nombreux, elle se trouvait en face d'un obstacle formidable que nos héros pouvaient seuls surmonter : la Bérézina à franchir; cette armée était en outre abîmée par la faim, le froid et des fatigues de tous les instants. En voyant tant de misères et de souffrances, on pouvait craindre qu'elles ne se terminassent par un acte honteux, celui de déposer les armes, puisque ceux qui les portaient n'avaient plus la force de s'en servir; mais heureusement l'empereur Napoléon était là, et sa présence était leur plus puissante sauve-garde
Source : Gallica

François-Claude Chapuis Bérézina : campagne de 1812 en Russie (1857)

Où voit-il encore que ses reproches à l'égard du maréchal Victor étaient injustes? Est-ce que ses ordres n'étaient pas tellement positifs que nulle hésitation n'était possible? Ne disaient-ils pas d'abord, « si l'ennemi vous inquiète, tombez-lui dessus avec une division ; et ensuite, si l'ennemi est en présence vous devez faire volte-face avec un nombre de divisions égal à celui de l'ennemi et le battre? »
Puisque les ordres étaient ainsi conçus, comment est-il possible de croire que l'Empereur eût trouvé mauvais qu'on les exécutât?
Source : Gallica

François-Claude Chapuis Bérézina : campagne de 1812 en Russie (1857)

Non, car cette première occasion qu'il vient de laisser échapper est suivie d'une deuxième bien plus favorable encore, ainsi que le prouve le maréchal Saint-Cyr. Il va sans doute la saisir et profiter aussitôt de l'immense avantage qu'il a sur les Russes, embarrassés et désunis dans des défilés! Pas davantage, le succès serait trop beau, il n'en veut pas, il ordonne la retraite.
Peu de jours après, il reçoit l'ordre formel d'attaquer l'ennemi. L'Empereur lui écrit : « Que le salut des armées en dépend, que tout jour de retard est une calamité. »
Source : Gallica

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