François-Claude Chapuis, Bérézina : campagne de 1812 en Russie (1857)
“ Entourée d'ennemis cinq fois plus nombreux, elle se trouvait en face d'un obstacle formidable que nos héros pouvaient seuls surmonter : la Bérézina à franchir; cette armée était en outre abîmée par la faim, le froid et des fatigues de tous les instants. En voyant tant de misères et de souffrances, on pouvait craindre qu'elles ne se terminassent par un acte honteux, celui de déposer les armes, puisque ceux qui les portaient n'avaient plus la force de s'en servir; mais heureusement l'empereur Napoléon était là, et sa présence était leur plus puissante sauve-garde ”
