Alexandre Bellot de Kergorre, Un commissaire des guerres pendant le premier Empire… (1899)
“ La route d'Orcha, que nous tenions, est coupée de ravins extrêmement profonds où il eût été bien facile de nous écraser ; mais nous arrivâmes sains et saufs aux bords du Borysthène, où l'encombrement était extrême. Nous fûmes donc encore obligés de nous séparer; M. Poulain et moi, partis à pied, parvînmes, avec bien de la peine, jusqu'au pont, que nous traversâmes encore plus difficilement. Comme mon compagnon connaissait le garde-magasin, nous fûmes chez lui et en reçûmes du pain pour tout notre monde, puis attendîmes de pied ferme notre caravane, qui arriva successivement. ”
