Pierre Daru,
L’astronomie, poème en six chants
“ Tu demandes Cérès ; Cérès est disparue. Perdras-tu sans retour un si noble laurier ? Le printemps fuit, l’été s’écoule tout entier : Olbers revoit ton astre, il l’atteint, il l’arrête, Proclame ton triomphe et te rend ta conquête : Qu’il soit récompensé par de nouveaux succès. Kepler, se disait-il, a de notre Cérès Deviné l’existence et désigné la place ; Mais du quart de Phœbé n’égalant point la masse, Comment cette planète aux plaines de l’Éther Peut-elle balancer et Mars et Jupiter (28) ? Serait-elle un débris d’une sphère inconnue, À cette même place autrefois suspendue ? ”
