Résumé

Mathieu Audoynaud Entretiens familiers sur la cosmographie… (1877)

De Ptolémée alors, armé de meilleurs yeux, Il brise les cristaux, les cercles et les cieux : Tout change; par l'arrêt du hardi Galilée, La Terre loin du centre est enfin exilée.
Dans un brillant repos, le Soleil à son tour, Centre de l'univers, roi tranquille du jour, Va voir tourner le ciel et la Terre elle-même.
En vain l'inquisiteur croit entendre un blasphème, Et six ans de prison forcent au repentir, D'un système effrayant l'infortuné martyr ; La Terre, nuit et jour, à sa marche fidèle, Emporte Galilée et son juge avec elle.
Source : Gallica

Mathieu Audoynaud Entretiens familiers sur la cosmographie… (1877)

Dans sa jeunesse il avait été le disciple de Thalès, ce sage de la Grèce, qui déjà admettait la sphéricité de la Terre, ainsi que la circulation de la Lune autour de notre globe, et connaissait la véritable cause des éclipses de Soleil et de Lune. Pythagore fit faire un pas de plus à la science, mais ce fut un pas de géant; pour lui le Soleil devint immobile et la Terre une planète animée, ainsi que toutes les autres, d'un double mouvement de circulation autour du Soleil et de rotation sur elle-même.
Source : Gallica

Mathieu Audoynaud Entretiens familiers sur la cosmographie… (1877)

Il importe d'examiner si la Terre est immobile au centre du monde, ou, si le ciel étant immobile, la Terre tourne sur elle-même. Des auteurs ont dit que la Terre nous entraîne sans que nous nous en apercevions et que c'est notre mouvement qui produit les levers et les couchers apparents des astres. C'est un objet bien digne de nos contemplations que de savoir si nous avons une demeure paresseuse, ou si au contraire elle est douée d'une excessive vitesse, si Dieu fait tout tourner autour de nous, ou s'il nous fait tourner nous-mêmes.
Source : Gallica

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