Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Et mes yeux sont en pleurs, et la Muse infidèle A délaissé mon sein d’un autre amour empli : Fuyez, jeunes chansons, fuyez à tire d’aile ; Pour la joie et pour vous mon cœur est plein d’oubli. Parlez-moi de Clytie, ô vallée, ô colline ! Fontaine trop heureuse, aux reflets azurés, N’as-tu pas sur tes bords, où le roseau s’incline, De Clytie en chantant baisé les pieds sacrés ? Des monts siciliens c’est la blanche Immortelle ! ”
