Alexandre Weill, Contes d'amour [ : Le Prince Juste… (1856)
“ Il n'est pas une princesse au monde qui hésiterait un instant ! — Mon frère, répondit Clélia, je suis aussi fière que toi de l'amour qu'éprouve pour moi le prince Juste. Mais en lui sacrifiant Edouard, auquel dans ce moment on fait violence au nom de l'obéissance à son roi, supposé même que je puisse l'oublier, sais-tu ce que je fais? Je trahis l'amour pour l'ambition, le coeur pour l'esprit et l'âme pour le corps. Tu me parles de gloire. La gloire n'est que là où est le sacrifice ! Que dirait le peuple si je trahissais ma foi donnée au comte de Champ-d'or pour entrer au palais du roi? ”
