Mme Jos. Périn de Gradenstein

Résumé

Mme Jos. Périn de Gradenstein Contes gothiques. Tome 1 (1818)

Hugues habitait avec Ervina, il avait ses traits , et, souvent encore , entraîné par le sentiment qui régnait impérieusement dans son ame , il prononçait ce nom redouté de la mère , adoré du fils.
Hildegarde savait tout et frémissait de colère et de douleur. Le pouvoir de la nature et de l'amour devait toujours l'emporter sur le sien. Athulph , une seconde fois, avait préféré son devoir à son bonheur ; elle ne pouvait l'en punir, et cependant il était encore aimé ! Ervina était fidèle autant que malheureuse, sa jeunesse s'écoulait dans les regrets et dans les larmes
Source : Gallica

Mme Jos. Périn de Gradenstein Contes gothiques. Tome 1 (1818)

Vous, Ulrique , c'est par respect pour la mémoire de votre mère, par obéissance pour celle qui vous en tient lieu , que vous devez, surmontant vos terreurs et votre faiblesse, vous laisser conduire à l'autel. Soyons tous trois au-dessus de notre sort, peut-être saurons-nous vaincre un pouvoir fatal, et n'oublions pas qu'il existe une puissance bien supérieure à celle de la magicienne ; elle peut encore nous prêter son secours. En ce moment Thibaut entra : témoin des douleurs de ma jeunesse, dit la mère d'Athulph , veux-tu l'être aussi de celles de mes vieux ans?
Source : Gallica

Mme Jos. Périn de Gradenstein Contes gothiques. Tome 1 (1818)

Hugues baisa la main qu'on lui tendait ; dès ce moment, dit-il , vous n'êtes plus pour moi Hildegarde la magicienne ; mon coeur qui sent le besoin de vous aimer, ne veut voir en vous que la mère d'Ervina. — Elle est maintenant dans son parterre, dit Hildegarde ; voulez-vous que nous allions l'y trouver? — Hugues voulait répondre , mais la voix lui manqua et il suivit la magicienne dans une agitation extrême et ne sachant s'il devait nommer douleur ou plaisir ce qui remplissait son ame et redoublait le battement de son coeur.
Source : Gallica

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