Résumé

André Ponthion Pièces de vers [août 1856-décembre 1868…

La conscience, en nous, est le vengeur du vice. Après la faute ainsi Dieu donne le remord: C'est la punition et du faible et du fort.
Oui ! trop souvent en nous domine la matière ;
Mais l'âme vient de Dieu, ma raison en est fière!
Je crie à Dieu merci!... ce Dieu qui fit le jour,
Et qui, dans toute loi, fit une loi d'amour ;
Je le sens dans mon coeur; à ses pieds je m'incline;
Si mon oeil ne le voit, partout je le devine!...
La prière est en moi comme un chant dans les airs,
Et chaque être a sa voix dans ce vaste univers:
Le brin d'herbe, la fleur, l'oiseau du ciel qui chante
Source : Gallica

André Ponthion Pièces de vers [août 1856-décembre 1868…

La bonté sur sa bouche effeuille l'ironie ;
Sa voix est un doux chant, une douce harmonie!—
Je suis belle !... et je sens... qu'il m'aime !... oh ! je le crois !— Il me le dit si bien de sa plus tendre voix !— L'aimerais-je, ô mon Dieu !—Je ne le sais encore !— Mon coeur, oh! dis-le moi!...—Mais peut-être,...ill'ignore!—
Bien des ans sont passés !—Repos, parfait bonheur, Tendre adoration, tous les plaisirs du coeur Purent, sur mes chagrins versés comme un dictame ! Le calme et la gaîté, fleurs et parfums de l'âme, De chaque heure faisaient un doux enivrement!— Je l'aimais!... je l'aimais!
Source : Gallica

André Ponthion Pièces de vers [août 1856-décembre 1868…

Au bonheur qui n'est plus ont succédé les pleurs; Le soleil est sans feux, la nature est sans fleurs! La fleur que j'adorais ne s'ouvre plus brillante; Le ciel est triste et noir; mon coeur est clans l'attente!
Je t'aimais comme l'air! plus que l'oiseau le chant!... N'étais-tu pas ma vie ! ô ma sublime enfant ! Je ne puis ne t'aimer!... si, dans ton inconstance, Ton coeur froid, sans amour, s'ouvre à l'indifférence, Malheur! Malheur à moi!... j'ai vécu trop longtemps; Car j'aime avec l'ardeur qui brûlait mon printemps!!!
Source : Gallica

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