Antoinette Grandsard, La Fleur de la montagne,... par Mme A. Grandsard… (1847)
“ « N'en sois pas jalouse, disait-il en souriant à sa chère fiancée; mon amie, tu le sais, c'est toi qui m'as appris à les aimer ; d'ailleurs, vois-tu, je crois que si elles n'étaient pas embellies par ta présence, elles les étaleraient bien en vain pour moi, leurs corolles parfumées et leur vert feuillage. » Amenée par les douces paroles de son ami, la joie reparut sur le beau visage de Marie, et en effaça aussitôt toute trace de douleur, ce qui enchanta tellement son bien-aimé, qu'il finit, lui aussi, par oublier leurs inquiétudes, et recommença à ne voir dans l'avenir que bonheur et amour. ”
