Résumé

Portrait de Christoph von Schmid Christoph von Schmid Timothée et Philémon. [Traduit et imité du chanoine Schmid… (1849)

Le père leva les yeux sur elle, et les attachant sur les yeux bleus de sa fille, comme pour pénétrer au fond de sa pensée, il finit par dire : "Oui, ma fille, tu es innocente : le crime ne saurait avoir ce regard de probité, de bonne foi et de candeur." "Mais," reprit Marie, "mon cher papa, que va-t-il advenir de tout ceci? Qu'est-ce que nous allons devenir? Oh! si j'étais la seule menacée des dangers auxquels nous allons être exposés, je les supporterais de bon cœur. Mais quand je pense à tout ce que vous allez souffrir à cause de moi, voilà, voilà ce qui m'épouvante!"
Source : Gallica

Portrait de Christoph von Schmid Christoph von Schmid Timothée et Philémon. [Traduit et imité du chanoine Schmid… (1849)

Fuis ces hommes, ma fille! s'ils vantent ta beauté, s'ils te flattent et tournent autour de toi comme le papillon autour de la fleur, ne les écoute pas, chère Marie ! méprise leurs paroles, n'accepte jamais un présent de leurs mains, et ne crois pas à leurs promesses. Souvent le démon se cache sous la figure d'un ange, et le serpent dort sous les fleurs. Vois-tu, Dieu a commis un ange fidèle à ta garde; c'est la sainte rougeur de l'innocence. Si quelqu'un voulait t'entraîner au mal, s'il t'adressait seulement un parole qui blessât ta pudeur, tu sentirais ce feu se répandre sur tes joues.
Source : Gallica

Portrait de Christoph von Schmid Christoph von Schmid Timothée et Philémon. [Traduit et imité du chanoine Schmid… (1849)

Jésus l'a dit, il ne mourra pas, il dépouillera seulement cette enveloppe terrestre; ce n'est que là-haut qu'il vivra de sa vie véritable!" Le pieux vieillard aimait beaucoup que Marie lui fit la lecture. Elle lisait avec émotion et d'une voix pleine de douceur. Vers la fin de sa maladie, ce qu'il entendait avec le plus de plaisir, c'étaient les dernières paroles et la dernière prière de Jésus. Une nuit, elle veillait au chevet de son père; la lune brillait avec tant d'éclat dans la chambre, qu'on remarquait à peine la lueur d'une petite lampe de nuit.
Source : Gallica

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