P.-J. Stahl,
Le chemin glissant
(1898)
“ « C'est égal, j'ai été sage, Henri, très sage, mais cela a été bien difficile, et j'ai bien cru un moment que j'allais être très désobéissante. Ah! que c'est bon les cerises, et aussi d'être sage! Sois sage aussi, Henri, et tu verras comme on est content de l'avoir été. » Et la petite cousine se mettait à sauter, à courir, à s'amuser, satisfaite d'elle-même et de tout ce qu'elle rencontrait, et elle répétait encore : « C'est si bon d'être sage ! » Henri tâchait de prendre un air joyeux, en lui répondant : « Oui, oui, tu as raison, petite cousine ». ”
