Résumé

Arnould Frémy La Cousine Julie, par Arnould Frémy (1860)

Diane se précipita sur elle en la serrant dans ses bras avec transport :
« Voyons, ma bonne chérie, lui dit-elle, calme-toi!... C'est lui, c'est Henri... C'est moi qui ai voulu qu'il vint auprès de toi... Je sais qu'il t'aime, il doit t'épouser !... Mais as-tu bien pu penser que j'accepterais ce sacrifice de ton affection? Ah! cruelle, tu m'as bien mal jugée... Ma Julie, ma soeur, rouvre tes yeux, je t'en conjure, que je puisse me dire enfin que j'y ai vu reluire un peu de bonheur!... »
Source : Gallica

Arnould Frémy La Cousine Julie, par Arnould Frémy (1860)

Henri s'est approché et a soulevé les rideaux avec précaution :
« Dormez-vous, ma bonne tante? a-t-il dit en se penchant vers elle.
— Non, mon enfant, a répondu une voix faible et d'un accent plaintif; j'étais en train de penser à toi... »
Henri me fit signe de m'approcher du lit : je vis une femme âgée déjà, d'une physionomie on ne peut plus intéressante, pâle, amaigrie, n'ayant plus rien de vivant dans tous ses traits que deux grands yeux noirs, dont l'éclat extraordinaire n'indiquait que trop le genre de maladie dont la pauvre femme était atteinte. Madame Dusornier.
Source : Gallica

Arnould Frémy La Cousine Julie, par Arnould Frémy (1860)

Comme je te disais en commençant ma lettre, il ne faut souvent qu'une personne qui s'intéresse à nous et sache faire notre éloge à propos pour nous faire valoir suivant notre mérite. Or, je dirai tant de bien de toi, j'en parlerai à tous ceux que je verrai avec tant d'élan, de sincérité, pour tout dire, qu'il faudra bien que quelqu'un comprenne qu'il y a quelque part, dans un coin, un petit trésor d'esprit, de grâce et de tendresse, ma bien-aimée Julie enfin, qui fera certainement la compagne la plus adorable, la femme la plus accomplie qu'on puisse trouver.
Source : Gallica

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