Résumé

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Une femme malheureuse : fille, femme… (1836)

Par momens, elle se laissait aller à l'espérance et supposait quelque prétexte caché de dépit passager, à la froideur, à la cruauté du fils de madame Jodelet : elle se persuadait alors qu'il avait déjà des regrets, des remords, qu'il souhaitait la revoir et lui demander pardon, qu'il la suivait peut-être ; mais quand elle se rappelait l'air glacé d'Albert, son ton sec et austère, ses paroles dures et inexorables, l'empressement qu'il avait mis à la congédier, et surtout les blasphèmes qu'il avait osé proférer contre l'amour, elle ne doutait plus de son malheur, ni de la trahison de son amant.
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Une femme malheureuse : fille, femme… (1836)

Il n'est qu'une voie dans laquelle il nous soit permis de nous retrouver un jour ; c'est celle du mariage, et nous ne sommes libres, ni vous ni moi, d'y entrer sans être conduits par nos parens. Je vous supplie donc, mademoiselle, de prendre en bonne part cette observation, qui saisira certainement votre esprit droit et sensible. Vous avez un père et une mère qui vous chérissent, m'a-t-on dit; vous savez si je chéris ma mère : eh bien ! ne serait-il pas possible de les mettre dans notre confidence et de tâcher qu'ils ne s'opposent pas à nos voeux réciproques?
Source : Gallica

Portrait de Paul Lacroix Paul Lacroix Une femme malheureuse : fille, femme… (1836)

ATTENTE. 331
— On chasse la contrariété, on guérit le mal de tête par la distraction.
— Ah! monsieur, aurais- je le coeur de me distraire? dit Cécile dont les paupières s'humectaient et dont la voix s'enveloppait de sanglots.
— Votre indisposition n'était donc que du chagrin? reprit M. Dauron avec un accent touché; je m'en étais douté du premier coup d'oeil.
— Vous êtes donc devin? murmura Cécile flattée d'avoir été comprise par une personne avec qui elle sympathisait, déjà.
Source : Gallica

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