Résumé

Mademoiselle Figaro : indiscrétions d'une Parisienne (1880)

Ce n'était pas sans intention que Robert avait parlé d'un mariage possible du père de Paul et de Louise.
Rodolphe de Kerlowitz aimait éperdument Cécile de Vertval, mais, dépourvu de fortune, il n'avait osé encore avouer son amour à la jeune fille dont, pourtant, il se savait aimé.
Elle attendait son frère de jour en jour. Rodolphe comptait s'en faire un ami, avant de parler mariage à Cécile.
L'extrême délicatesse de ses sentiments lui défendait de s'assurer du bonheur de
sa vie, avant d'en être jugé digne par le seul parent et protecteur naturel qui restât à la jeune fille.
Source : Gallica

Mademoiselle Figaro : indiscrétions d'une Parisienne (1880)

La distance est énorme, et votre mère ne pense pas encore à retourner à Prague.
Cette séparation me navre.
– Oh ! Robert, vous êtes jaloux ; ce sentiment n'est pas digne de vous ; il m'offense, répondit Antonia. Puis-je empêcher le frère d'une amie de m'aimer ? Je ne nierai, certes, pas que je lui crois plus que de l'amitié pour moi ; mais il me sait fiancée, il connaît mon affection pour vous et m'estimerait bien peu s'il me croyait capable de vous oublier. Un tel coeur n'aurait aucun prix à
ses yeux, et ne mériterait vraiment pas d'être désiré.
Source : Gallica

Mademoiselle Figaro : indiscrétions d'une Parisienne (1880)

Sa femme, la poitrine haletante, reprit : « André, mon bon André ! je t'aime, toi seul as mon coeur, mon âme, tout mon être. Je ne t'ai jamais dérobé une pensée ; chaque pulsation de mon coeur te porte mon amour... Crois-moi, je te le jure, ce n'est pas pour te tromper que je suis allée à ce bal ; oui, Cécile, la pauvre innocente, est l'enfant. »
En ce moment suprême, Héloïse réussit à toucher assez rudement Mme de Vertval, du genoux. La malheureuse jeune femme s'éveilla, regarda d'un oeil égaré
son mari, se leva avec un grand cri et retomba évanouie aux pieds d'André.
Source : Gallica

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